Le sujet de la sécurité dans les lycées et les transports régionaux a été au cœur d'une question orale posée par Agnès Le Brun, du groupe 'Hissons haut la Bretagne'. Elle a alarmé sur la 'montée des incidents' et la 'violence' aux abords des établissements scolaires et dans les transports BreizhGo et TER, reprochant à la majorité de se retrancher derrière le 'prétexte' que la sécurité relève de la compétence de l'État. Madame Le Brun a souligné l'investissement de la Région dans les bâtiments et les transports, affirmant qu'elle ne peut 'pas expliquer que la sécurité serait le problème des autres', d'autant plus qu'elle réclame 'plus de décentralisation, plus de pouvoir'.
Michaël Quernez, vice-président en charge des mobilités, qui a récemment présenté le bilan des transports régionaux, a réaffirmé que la sécurité des personnes est une priorité. Concernant les lycées (114 établissements publics pour 73 816 élèves), il a rappelé des mesures significatives : 23 opérations de sécurisation prévues pour 9 millions d'euros, s'ajoutant aux 26 déjà réalisées. Ces investissements complètent le dispositif Agir pour nos lycées publics. Il a également annoncé une couverture à 100% dans six mois des plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) dans les établissements.
Il a précisé que la sécurisation de la voie publique aux abords des lycées relève des mairies, mais a insisté sur le travail partenarial avec les élus locaux et les forces de sécurité, un sujet sensible qui rejoint parfois les débats sur la protection des forces de l'ordre. Pour les transports, il a cité un 'triple dispositif' de sécurité ferroviaire, notamment l'Escadron Départemental de Contrôle des Flux (EDCF) en Ille-et-Vilaine et le Service Interdépartemental de Sécurisation des Transports en Commun (SISTC), en plus des moyens renforcés alloués à la SNCF. Malgré ces tensions, le président Loïg Chesnais-Girard a rappelé dans son débat d'orientation budgétaire que la Bretagne reste la région la moins touchée par les incivilités dans les transports en France.
Le président a fustigé l'idéologisation du débat, regrettant que des propos 'd'ensauvagement' masquent une réalité plus nuancée. Il a insisté sur la nécessité de travailler tous ensemble pour garantir la sécurité et le bien-être des lycéens, tout en rappelant que la protection de la jeunesse passe aussi par une offre de formation adaptée et sécurisante. Il a réaffirmé que la Région assume ses responsabilités et s'adapte, tout en regrettant que la droite ne 'monopolise' pas les questions de sûreté.
