La session du Conseil régional des 11 et 12 décembre s'est ouverte sur un débat d'orientation budgétaire tendu. Pour l'exercice 2026, la collectivité doit absorber une perte de recettes de 40 millions d'euros imposée par l'État, tout en gérant un budget global de 2 milliards d'euros. Malgré ces contraintes, l'exécutif maintient ses investissements stratégiques dans les lycées, les transports et le numérique, tout en réduisant ses dépenses de fonctionnement pour la deuxième année consécutive.
Économie locale et souveraineté
La Bretagne renforce son rôle de moteur économique via la révision de son Schéma de Promotion des Achats Responsables (SPASER) pour 2026-2028. Avec 300 millions d'euros injectés annuellement dans l'économie, la Région affiche un bilan solide : 80 % des marchés sont attribués à des entreprises bretonnes. Parallèlement, une stratégie de relocalisation par les achats a été présentée pour sécuriser les approvisionnements et soutenir l'emploi local non délocalisable.
Éducation et formation face au défi démographique
Le plan « Agir pour nos lycées publics » mobilisera 322 millions d'euros d'ici 2028 pour moderniser les infrastructures et assurer la sécurité des établissements. La Région adapte également sa carte des formations professionnelles pour anticiper une baisse de 15 % des effectifs lycéens d'ici 2040. Sur le plan culturel, l'assemblée a voté un vœu pour exiger de l'État l'ouverture de davantage de postes d'enseignants bilingues afin de pérenniser l'enseignement des langues de Bretagne.
Recherche et enjeux maritimes
Le CESER a rappelé que la Bretagne concentre un tiers de la recherche française en sciences de la mer. Face aux enjeux climatiques, la Région s'est engagée à sanctuariser le soutien à ses pôles d'excellence comme l'Ifremer ou l'Université de Brest. Enfin, les débats ont porté sur la continuité territoriale, soulignant l'importance des liaisons maritimes vers les îles et la gestion des infrastructures portuaires et aéroportuaires régionales.
