La Région Bretagne a présenté son nouveau plan d'action 'Agir pour nos lycées publics' pour la période 2026-2028, un investissement de 322 millions d'euros. Isabelle Pellerin, vice-présidente en charge des lycées, a détaillé ce programme qui s'inscrit dans le cadre du Schéma directeur immobilier lycées, visant à adapter le patrimoine aux besoins évolutifs des jeunes Bretons. Ce plan fait suite à un précédent cycle 2022-2025, qui a permis d'investir 1,2 milliard d'euros et a vu 92% des engagements remplis, malgré les crises successives.
Le nouveau plan allouera 35% du budget à la poursuite des projets engagés, 36% aux sujets transversaux (énergie, qualité de l'air, réseau), 11% à la sûreté, sécurité et accessibilité, et 18% aux nouveaux projets. Les illustrations incluent des internats mutualisés, des externats et des pôles technologiques rénovés. Un accent particulier est mis sur la décarbonation, le remplacement des systèmes de chauffage, et l'amélioration de la qualité de l'air. L'objectif est d'atteindre 100% des établissements équipés en plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) d'ici six mois et d'avoir 104 sites sur 109 sécurisés d'ici la fin du plan d'action.
Le débat a également abordé la démarche 'Lycées 2040', qui anticipe la baisse démographique lycéenne prévue à 15% d'ici 2040, un sujet également central dans les réflexions sur les formations professionnelles en Bretagne. Gilles Pennelle a regretté que cette baisse soit une conséquence des 'politiques familiales passées' et a critiqué le manque d'identité architecturale des nouvelles constructions, prônant un 'enracinement' du bâti breton. Stéphanie Stoll a soulevé des interrogations sur la cohérence budgétaire et la complexité des schémas de gestion des lycées, interrogeant la capacité de la Région à 'pédaler dans l'autre sens' face à la démographie. Valérie Tabart a alerté sur le terme de 'tutelle' utilisé pour le rectorat, insistant sur l'autonomie de la Région dans ses compétences et a plaidé pour une prise en compte des mouvements migratoires et une réflexion plus approfondie sur les 'seuils d'efficacité pédagogique'. Agnès Le Brun a déploré la 'victoire de la technocratie' et a rappelé les incidents de sécurité dans les lycées, interrogeant la 'stratégie globale' de la Région. Emilie Kuchel a rappelé l'ampleur de l'investissement de la Région dans ses lycées (1,2 milliard d'euros depuis 2016) et a insisté sur l'importance de croire en la jeunesse et d'investir dans son avenir.
En conclusion, Isabelle Pellerin a réaffirmé la démarche prudente et anticipative de la Région, particulièrement scrutée lors des débats sur l'orientation budgétaire 2026. Elle a souligné qu'elle est 'la seule région à le faire' et qu'elle est 'regardée pour ça'. Elle a insisté sur la cohérence des actions et la nécessité de travailler en partenariat avec les acteurs éducatifs et les territoires pour trouver les meilleures solutions, sans céder à la 'technocratie'. La vice-présidente a également rappelé l'engagement de la Région envers le bien-être des agents et des élèves, considérant la beauté des bâtiments, à l'image des achats responsables pour la commande publique, comme un vecteur positif pour l'apprentissage.
