La session du Conseil Régional de Bretagne a abordé la communication relative aux rapports des Délégataires de Service Public (DSP) pour l'exercice 2024. Michaël Quernez, vice-président, a présenté les éléments clés de ces bilans, couvrant les transports régionaux, les dessertes maritimes vers les îles, la gestion des ports et aéroports, ainsi que le centre d'hébergement de Kerampuilh. Ces rapports fournissent une analyse des activités, des trafics, des effectifs et, surtout, des évolutions financières des services publics délégués.
Le constat général révèle une sensibilité des infrastructures aux aléas économiques et géopolitiques. Denis Palluel a mis en avant le coût élevé des transports routiers BreizhGo (100 millions d'euros par an) et la spécificité des liaisons maritimes vers les îles, mentionnant l'apport conséquent de la Région pour la continuité territoriale des îles du Finistère. Les enjeux de sécurité dans les transports régionaux et leur financement régulier pèsent lourdement sur le budget. Les aéroports de Dinard et Quimper restent en situation difficile, tandis que Brest confirme sa place de premier aéroport breton. Le débat a aussi soulevé l'impact de la concurrence déloyale des opérateurs privés sur les liaisons maritimes, nécessitant une réflexion sur la régulation.
Florent de Kersauson a interpellé sur la grande disparité des coûts du transport routier par département et a exprimé une inquiétude sur l'avenir des aéroports de Brest et Rennes face à la concurrence de Nantes. Parallèlement à ces infrastructures, la collectivité doit faire face à une orientation budgétaire contrainte par l'incertitude nationale. Stéphanie Stoll a soulevé des interrogations sur la gestion du centre d'hébergement de Kerampuilh, tandis que Gaëlle Nicolas a regretté le manque de certaines données dans les rapports, suggérant une analyse plus transversale des politiques régionales.
En réponse, Michaël Quernez a réaffirmé l'importance des DSP comme outils adaptés à des politiques publiques complexes et a insisté sur la nécessité d'un suivi politique rigoureux de ces contrats, au-delà des seuls aspects juridiques et financiers. Cette gestion rigoureuse s'inscrit dans une volonté globale de transparence et de maîtrise des dépenses de la Région. Il a également abordé les défis d'investissement, notamment pour le renouvellement des navires desservant les îles, et la stratégie de cohérence des réseaux de transport via Bretagne Mobilités. Le vice-président a souligné les difficultés des aéroports régionaux face aux taxes et à la concurrence, réitérant la ligne de la majorité pour une approche stratégique et efficiente des services publics délégués.
