La session du Conseil régional de Bretagne a abordé le rendu compte de la délégation du Président pour ester en justice. Parmi les affaires en cours, l'attention s'est portée sur un recours opposant 140 particuliers à l'Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) de Brest, sollicitant le remboursement de frais d'inscription. Aurélie Martorell, conseillère régionale, a souligné l'enjeu financier de ce litige, estimé à plus de 3 millions d'euros, et a interrogé la disparité des frais de scolarité entre l'IFMK public de Brest (environ 200 euros par an) et l'IFMK privé de Rennes (8 214 euros par an).
Cette situation met en lumière les conséquences de l'universitarisation et les 'trous dans la raquette' du transfert de compétences en matière de formation sanitaire et sociale, un sujet qui fait écho aux débats sur les formations professionnelles en Bretagne. La Région défend ses intérêts dans l'affaire du recours collectif, rappelant qu'elle n'a pas à assumer les conséquences de ces lacunes de l'État. Elle s'efforce par ailleurs de maintenir une maîtrise des dépenses rigoureuse pour garantir la pérennité de ses actions.
M. Chesnais-Girard a précisé que la Région ne pouvait pas 'dépenser l'argent qu'elle n'a pas' pour compenser les frais d'inscription des étudiants de l'IFMK de Rennes, soulignant la difficulté de l'exercice dans une période d' orientation budgétaire incertaine. Il a néanmoins reconnu la complexité de la situation et l'impact sur les familles. La Région estime que les étudiants utilisant le dispositif de compensation remboursent la collectivité s'ils choisissent de s'installer en libéral par la suite. La question d'une uniformisation du soutien aux instituts de formation reste posée, dans un contexte où la collectivité doit déjà financer de lourds investissements, comme le plan dédié aux lycées publics.
