Lors de la session du Conseil Régional de Bretagne, l'ajustement du tableau des emplois et le rendu compte des mandats spéciaux du Président ont donné lieu à des échanges animés. Stéphane de Sallier Dupin a exprimé sa déception face aux réponses qu'il a jugées superficielles concernant le tableau des emplois, soulignant l'importance d'un débat approfondi sur la gestion des ressources humaines de la collectivité. Il a réclamé une plus grande transparence sur les motivations derrière les changements de postes fonctionnels.
Le président Loïg Chesnais-Girard, tout en rappelant la nécessité de préserver les agents des débats politiques, a expliqué que les ajustements du tableau des emplois visent à accompagner les collaborateurs dans leur évolution de carrière et à maintenir l'efficacité du service, conformément à un projet politique de maîtrise des effectifs. Il a insisté sur la qualité des agents et la volonté de la Région d'assurer l'exemplarité du service public, une rigueur que l'on retrouve également dans l'organisation de la sécurité dans les lycées. Stéphane Perrin-Sarzi a souligné que l'évocation des situations individuelles des agents est réservée aux instances paritaires, et a rappelé que le bilan social de la collectivité est le cadre de dialogue sur la gestion des ressources humaines au global.
Concernant les mandats spéciaux, Aurélie Martorell a interrogé la nature de certains déplacements des vice-présidents, jugés 'brumeux', et a demandé une plus grande explicitation des objectifs et des coûts associés. Comme elle l'avait fait pour les frais de scolarité de l'IFMK, elle a cité des exemples comme des déplacements à des cérémonies ou des points presse, s'interrogeant sur leur pertinence et l'empreinte carbone qui en découle, en particulier pour le vice-président à l'écologie. Le président Chesnais-Girard a promis de fournir les informations nécessaires pour garantir la transparence, malgré une orientation budgétaire 2026 marquée par l'incertitude nationale. Il a également invité les membres de l'opposition à participer davantage aux déplacements 'collectifs' pour favoriser le consensus, une suggestion qu'Isabelle Le Callennec a saluée en la voyant comme une voie 'utile et bonne pour la démocratie'.
