Lors de la session plénière, la question des fonds alloués à l'association SOS Méditerranée a été soulevée par Patrick Le Fur, du groupe Rassemblement National. Il a dénoncé l'attribution de 510 000 euros sur 5 ans à cette association, dont l'objet, selon lui, n'est 'aucun lien avec le soutien des pêcheurs bretons'. Il a également évoqué les difficultés économiques des marins-pêcheurs bretons, touchés par l'interdiction temporaire de pêche dans le golfe de Gascogne, et a demandé que les crédits dédiés à la pêche et à l'aquaculture 'bénéficient intégralement à ceux qui vivent de cette activité', à l'image des débats intenses sur la crise agricole et alimentaire en Bretagne.
Le président Loïg Chesnais-Girard a répondu avec fermeté, fustigeant des propos qui 'minent la solidarité des gens de mer' et 'érigent des personnes contre d'autres', comme cela a pu être observé lors de tensions avec le RN sur la liberté d'expression. Il a rappelé que la dignité humaine doit guider l'action, sans 'mêler la haine et l'envie de division'. Le président a assuré qu'aucune baisse n'affecte les dispositifs d'aide aux pêcheurs et à la filière maritime en Bretagne. Il a précisé les investissements de la Région, notamment 58 millions d'euros pour le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l'Aquaculture (FEAMPA), en plus des fonds dédiés aux ports et aux criées, soulignant que la Région est 'parmi les régions d'Europe qui paient le plus vite et le mieux'.
Loïg Chesnais-Girard a également rappelé le soutien de la Région à la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) et au label Breizhmer, qui ne font pas partie des compétences propres, mais s'inscrivent dans une 'logique et une cohérence' plus large de soutien à la filière, à l'instar du bilan des dessertes maritimes présenté récemment. Il a insisté sur le 'devoir moral et légal' de secourir les personnes en danger, rappelant que le rôle des sciences de la mer et de la solidarité maritime est un atout majeur pour le territoire. Il a conclu en réaffirmant que 'les valeurs de la République et celles qui s'attachent au respect de la valeur humaine sont bien plus puissantes que la diatribe que vous venez de produire.'.
