Le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (CESER) de Bretagne a mis en lumière le rôle capital des sciences de la mer pour le futur du territoire lors de la session plénière. Intitulée 'Sciences de la mer : défi mondial, atout majeur pour la Bretagne', cette étude flash a été adoptée à l'unanimité et se veut une alerte et un plaidoyer face aux menaces qui pèsent sur la recherche scientifique.
Patrick Caré, président du CESER, a souligné que la science, de manière générale, est confrontée à des remises en question et des réductions budgétaires alarmantes, un climat de tension également visible dans l' orientation budgétaire 2026 de la collectivité. Il a insisté sur le fait que la Bretagne se distingue comme la première force de recherche dans ce domaine au niveau national, regroupant près d'un tiers des effectifs. Le rapport met en garde contre les conséquences irréversibles de ces menaces sur la capacité de la société à comprendre et à répondre aux enjeux planétaires, tout en réaffirmant que la science est un fondement de la démocratie.
Sept préconisations ont été formulées par le CESER, visant à 'redonner à la science la place qui est la sienne dans la vie démocratique' et à 'conforter la place éminente de la Bretagne dans les sciences de la mer'. Parmi elles, la réaffirmation de la liberté académique, à l'instar de la défense de la liberté d'expression portée par la Région dans d'autres secteurs, l'élaboration de politiques basées sur la réalité scientifique et le maintien des infrastructures. Des propositions spécifiques comme l'affectation d'une portion de la taxe éolienne à la recherche ont également été avancées. Christine Prigent a interrogé sur la possibilité pour la Région d'initier un débat sur le droit à l'expérimentation scientifique maritime, citant des exemples européens de régions autonomes.
Le président Loïg Chesnais-Girard a rappelé l'importance de l'écosystème scientifique breton, incluant l'Ifremer et l'Université de Brest, et a réaffirmé le soutien de la Région à ces structures face aux contraintes budgétaires. Les échanges ont souligné le besoin de préserver la communauté des chercheurs et les coopérations pour des enjeux tels que la pêche, les aires marines protégées et l'éolien offshore, complétant ainsi les actions de solidarité en mer déjà engagées pour soutenir les professionnels et le sauvetage maritime.
