Les taux d’imposition locaux resteront inchangés à Eaubonne en 2026. La ville prévoit un produit fiscal d’environ 20,4 millions d’euros, tandis que le budget adopté prévoit de financer les investissements sans inscrire de nouvel emprunt d’équilibre.
Un excédent mobilisé pour l’investissement
Le compte financier de 2025 fait apparaître un excédent de fonctionnement de 3 326 278,57 €, mais aussi un déficit d’investissement de 3 866 470,39 €. La ville affecte 2 556 069,50 € au financement de ce déficit et reporte 770 209,07 € en fonctionnement. Ce choix réduit la marge disponible pour les dépenses courantes, tout en permettant de financer une partie des opérations sans recourir immédiatement à l’emprunt. Pour comprendre le rôle du vote des taux, les habitants peuvent consulter notre guide sur la décision des impôts locaux.
Les taux restent fixés à 15,76 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, à 38,71 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et à 39,90 % pour les propriétés non bâties. Le budget 2026 prévoit 32,76 millions d’euros de dépenses nouvelles réelles en fonctionnement et 34,76 millions de recettes nouvelles réelles.
Des dépenses contraintes par les services publics
En investissement, les dépenses nouvelles atteignent 6,92 millions d’euros. Elles sont couvertes par 4,16 millions d’euros de recettes nouvelles, 2,60 millions d’euros de reports et 2,56 millions d’euros issus de l’excédent capitalisé. La ville présente donc un budget sans emprunt d’équilibre, dans un contexte où les marges de manœuvre restent surveillées. Le détail des opérations énergétiques est présenté dans le programme de sobriété énergétique.
La masse salariale approche 19 millions d’euros, soit 58 % du budget. L’éducation représente 5 millions d’euros, avec le maintien de 42 agents spécialisés des écoles maternelles pour 40 classes et 2,7 millions d’euros consacrés aux animateurs. La subvention d’équilibre au Centre communal d’action sociale s’élève à 1 262 560 €. Cette structure intervient dans l’action sociale locale, tandis que la ville précise que les recettes versées par les familles ne couvrent pas le coût complet des services concernés.
« ankylosé par la masse salariale »
M. Dublineau
Le budget a été adopté par 28 voix contre 7. Les échanges ont porté sur le niveau des investissements, les recettes attendues et la capacité future d’endettement. La maire dispose par ailleurs d’une possibilité de déplacer certains crédits, hors dépenses de personnel, dans la limite de 7,5 % des dépenses réelles de chaque section, ainsi que d’une autorisation de recourir à l’emprunt jusqu’au vote du budget 2027. Les compétences de l’intercommunalité, notamment celles de la Communauté d’Agglomération Val Parisis, éclairent aussi la répartition de certaines dépenses de service public.
