À Eaubonne, le conseil municipal du 22 avril 2026 a fixé les grandes priorités financières et opérationnelles de la commune. Les taux d’imposition resteront inchangés, tandis que le budget prévoit 6,92 millions d’euros de dépenses nouvelles d’investissement sans inscrire de nouvel emprunt d’équilibre. Le détail de ces choix est présenté dans notre article sur le budget 2026 et les comptes 2025.
Des équipements publics et une transition énergétique
La commune poursuit plusieurs opérations concrètes pour les habitants. Le groupe scolaire Gisèle Halimi et l’aménagement du commissariat de la rue Jeanne Robillon sont achevés, avec des montants prévisionnels respectifs de 16 045 456,97 euros et 989 097,76 euros. Le centre de loisirs Flammarion doit, lui, être démoli puis remplacé par un bâtiment modulaire à ossature bois près de la zone Nounours, avec un début des travaux prévu durant l’été 2026 et une livraison espérée en fin d’année.
La ville prévoit aussi de remplacer certaines chaudières à gaz par des pompes à chaleur et d’installer des panneaux photovoltaïques sur cinq équipements publics. L’électricité produite doit d’abord être consommée sur place. Ce programme, mené notamment avec la Communauté d’agglomération Val Parisis, doit réduire les consommations et les émissions des bâtiments municipaux. Les enjeux techniques sont détaillés dans notre article sur le programme de sobriété énergétique.
Éducation, solidarité et gestion de la commune
Les dispositifs destinés aux enfants et aux familles sont prolongés jusqu’au 31 décembre 2028. Le Projet éducatif territorial, le Plan mercredi et la Convention territoriale globale sont ainsi alignés, ce qui doit assurer la continuité des actions et des financements de la Caisse d’allocations familiales. Cette organisation complète les services scolaires et périscolaires, dont les compétences sont expliquées dans notre guide sur la gestion des écoles.
Le conseil a également présenté le bilan des acquisitions et cessions immobilières réalisées en 2025. Le recours à un établissement public foncier peut laisser jusqu’à dix ans avant la réalisation d’un projet, selon les termes de la convention. Cette réserve foncière donne à la commune du temps pour définir ses futurs aménagements, sans annoncer de chantier immédiat.
Enfin, la ville reconduit jusqu’en 2029 l’accompagnement d’un psychologue du travail pour ses agents municipaux. Le dispositif prévoit des entretiens individuels ou collectifs, de la prévention des risques psychosociaux et de la médiation. Les élus ont aussi autorisé l’accès à deux parcelles pour l’entretien d’un collecteur d’eaux pluviales et d’un puits, tandis que l’état des indemnités de fonction perçues en 2025 a été présenté. Ces décisions illustrent le rôle quotidien du conseil municipal dans les services publics locaux.
Les votes ont été contrastés selon les sujets. Les conventions éducatives, les clôtures d’opérations, l’accompagnement des agents et l’accès aux équipements d’assainissement ont été adoptés à l’unanimité, tandis que le budget 2026 l’a été par 28 voix contre 7. Les investissements, les dépenses de fonctionnement et la capacité future d’endettement ont constitué les principaux enjeux financiers de la séance.
