Un mandat ouvert autour de la gouvernance
Réuni à Redon le 30 mars 2026, le conseil communautaire a installé la nouvelle assemblée de Redon Agglomération pour le mandat 2026-2032. Après deux candidatures, celles de Jean-François Mary et Fabrice Sanchez, Jean-François Mary a été proclamé président de l’intercommunalité, qui rassemble 31 communes et 62 conseillers communautaires. Cette première décision est détaillée dans l’article Jean-François Mary réélu à Redon Agglomération.
Les échanges ont aussi fixé les premiers sujets politiques du mandat. Le président a mis en avant le développement économique, l’emploi local, le logement, les mobilités et la santé, tandis que plusieurs élus ont insisté sur la place des communes rurales, la transparence, le conseil de développement, l’eau, l’énergie, le climat, l’agriculture et l’hôpital. Il est d'ailleurs possible pour chaque citoyen d' assister au conseil intercommunal pour suivre ces débats en direct.
Un exécutif de 20 membres et une conférence des maires
Le conseil a ensuite arrêté la structure de l’exécutif communautaire : un président, 13 vice-présidents et 6 conseillers communautaires délégués, soit 20 membres au bureau exécutif. Pour mieux comprendre le rôle de chacun, il est utile de se pencher sur la composition et les compétences du conseil intercommunal. Cette organisation, présentée dans Redon Agglomération fixe un bureau de 20 membres, doit piloter les compétences de l’agglomération sans remplacer le conseil communautaire pour les décisions majeures.
Pour renforcer le lien avec les communes, les élus ont créé à l’unanimité une conférence des maires. Cette instance réunira le président, les maires des communes membres et les membres du bureau exécutif afin d’examiner les grandes délibérations avant leur passage en conseil, sauf contrainte particulière. Le fonctionnement prévu est résumé dans Une conférence des maires créée à Redon Agglo.
Des délégations et des règles financières encadrées
Le conseil communautaire a accordé au président des délégations pour gérer plus rapidement les affaires courantes : commande publique, finances, foncier, réseaux, contentieux, ressources humaines et administration générale. Les décisions structurantes, comme le budget, les taux, les tarifs, les délégations de service public ou les grandes orientations d’aménagement, restent du ressort du conseil communautaire. Le président devra rendre compte de ces décisions à chaque séance, comme l’explique Redon Agglo délègue des pouvoirs au président.
Les élus ont également fixé les indemnités de l’exécutif : 75 % de l’indice brut terminal pour le président, 30 % pour les vice-présidents et 15 % pour les conseillers communautaires délégués disposant d’une délégation effective. Le cadre est précisé dans Indemnités des élus : Redon Agglo fixe les taux. Les règles de remboursement des frais de déplacement, de repas, d’hébergement, de formation, de mandats spéciaux et de certaines aides à la personne ont aussi été adoptées, avec justificatifs obligatoires, selon Frais de déplacement des élus : les règles votées.
Cabinet, commissions et déontologie
Redon Agglomération a validé la création d’emplois de collaborateurs de cabinet auprès du président, avec 153 029 € inscrits au budget primitif 2026 pour leur rémunération. Jean-François Mary a cité Sylvie Fuselier comme directrice de cabinet et Lorena Guyot pour la gestion de l’agenda et l’orientation des demandes, un point détaillé dans Redon Agglo budgète le cabinet du président.
Deux commissions permanentes ont été créées pour encadrer des choix sensibles : la commission d’appel d’offres, chargée notamment des marchés publics en procédure formalisée, et la commission des délégations de service public, qui examinera les candidatures et les offres lorsqu’un service public intercommunal est confié à un opérateur. Ces deux décisions sont à retrouver dans Marchés publics : Redon Agglo crée sa CAO et Services publics délégués : une commission créée.
Enfin, les conseillers communautaires ont pris acte de la lecture de la charte de l’élu local prévue par le Code général des collectivités territoriales. Ce texte rappelle les principes de probité, d’impartialité, d’assiduité, de prévention des conflits d’intérêts et de responsabilité devant les citoyens, comme le précise Charte de l’élu local : les engagements rappelés. Cette séance a donc surtout installé les règles de pilotage politique, de contrôle et de transparence, soulignant les différences entre conseil municipal et conseil intercommunal dans la gestion du territoire.
