Une majoration maintenue pour le maire
Le maire de Pont-Scorff perçoit une indemnité liée à l’exercice de son mandat. La commune comptant environ 4 160 habitants, le taux de référence appliqué correspond à la tranche des communes de 3 500 à 9 999 habitants, soit 58,30 % de l’indice utilisé pour calculer les rémunérations dans la fonction publique.
À cette base s’ajoute une majoration de 15 %, car Pont-Scorff est une ancienne commune chef-lieu de canton. Cette possibilité existe pour certaines communes ayant perdu ce statut lors de réorganisations territoriales. La majoration, déjà appliquée depuis 2020, a été approuvée à l’unanimité des 27 votants conformément aux dispositions prévues par le Code général des collectivités territoriales.
Des indemnités fixées pour l’équipe municipale
Le conseil a ensuite voté les indemnités des adjoints et conseillers délégués. La première adjointe percevra 1 825,07 € brut par mois, soit 1 444,73 € net. Les quatre autres adjoints percevront chacun 958,57 € brut mensuels, soit 828,78 € net.
Trois conseillers délégués sont également indemnisés : le premier à hauteur de 579,58 € brut par mois, soit 501,10 € net, et les deux autres à hauteur de 398,72 € brut, soit 344,74 € net. Ces montants seront versés mensuellement et évolueront automatiquement si la valeur du point d’indice de la fonction publique change, conformément aux règles relatives au conseil municipal.
Un vote moins consensuel sur la répartition
L’enveloppe annuelle maximale pouvant être consacrée aux indemnités des élus est de 120 780 €. Le maire a indiqué que l’enveloppe globale précédente était de 120 000 € par an et que la réduction du nombre d’adjoints permettrait, selon lui, une économie de 33 000 € sur la durée du mandat. Cette transparence budgétaire s'inscrit dans l'obligation de publication qui incombe aux collectivités.
La délibération sur les indemnités des adjoints et conseillers délégués a été adoptée par 21 voix pour, malgré le positionnement de l'opposition municipale qui s'est traduite par 6 abstentions : Gaëlle Boureau, Rozenn Le Norcy, Alain de Corson, Camille de Roucy, Mathieu Clémence et Myriam Bakora. Ces deux derniers ont d'ailleurs récemment fait leur entrée suite à des démissions au sein du conseil.
