Le conseil communautaire du 6 mai 2026 a principalement posé les bases de fonctionnement du nouveau mandat tout en faisant avancer plusieurs dossiers concrets pour le territoire. Les élus ont organisé la répartition des responsabilités, renouvelé la représentation de la Côte d’Émeraude dans ses organismes partenaires et pris des décisions concernant les finances, les risques de submersion et les transports saisonniers. Comprendre la composition et les compétences d'un conseil intercommunal permet de mieux saisir l'enjeu de ces premières délibérations.
Une gouvernance structurée pour le mandat
Thierry Burlot a présenté les compétences confiées à ses neuf vice-présidents, de l’économie à l’environnement en passant par les finances, l’habitat, la petite enfance et la mobilité. Le nouvel exécutif et les commissions permanentes de 24 titulaires prépareront les dossiers avant leur examen en séance. Le président et le bureau ont également reçu de nouvelles délégations encadrées, notamment pour les emprunts, les marchés publics, la trésorerie, le patrimoine et certaines aides économiques.
La présence institutionnelle de l’intercommunalité a été renouvelée dans une quarantaine d’organismes, parmi lesquels le PETR du Pays de Saint-Malo, le Parc Naturel Régional, la Mission Locale de Saint-Malo et l’EPTB Rance Frémur. Les échanges ont notamment porté sur la contribution annuelle de 40 000 euros versée par la communauté de communes au PNR et sur les attentes de coopération entre cette structure et les intercommunalités.
Fiscalité et protection du littoral
Sur le plan fiscal, les élus ont conservé une marge de 0,06 point sur la Cotisation Foncière des Entreprises. Pour comprendre qui décide des impôts locaux, il faut savoir que le taux voté pour 2026 reste fixé à 24,60 %, contre un maximum légal de 24,66 %. Cette réserve n’augmente pas la contribution actuelle des entreprises, mais laisse une possibilité d’ajustement pour de futurs exercices budgétaires.
À Lancieux, le conseil a autorisé une demande de subvention auprès du Fonds Vert pour engager l’étude pré-opérationnelle de relocalisation de la digue du polder. Qualifié de majeur, ce dossier lié à la protection face aux risques de submersion illustre le mécanisme de financement des projets locaux par l'État et les collectivités.
Une adaptation de la mobilité estivale
La navette saisonnière de Dinard sera reconduite dans le cadre d’un marché de 59 345 euros TTC attribué à SAS Voyages Bellier. Son premier départ sera avancé de 10 h à 9 h 30 afin de faciliter son utilisation par certains salariés. Ce dispositif reste limité à sa vocation estivale et ne remplace pas le futur réseau de transport public, alors que la question de savoir qui gère les transports en France devient centrale avec l'intégration de nouvelles dessertes comme celle de Pleurtuit.
