Des recettes de fonctionnement en progression
Le Conseil municipal a adopté le compte financier unique 2025, document qui remplace les anciens comptes séparés de la Ville et du comptable public. Pour le budget principal, les recettes réelles de fonctionnement atteignent 133,8 M€, en hausse de 3,4 % par rapport à 2024.
Cette progression est portée par la fréquentation des services municipaux, les recettes liées à la petite enfance et la revalorisation automatique des bases fiscales, un point crucial puisque c'est le conseil municipal qui décide des impôts locaux. Les produits des services, comme la restauration scolaire, les activités périscolaires, culturelles et sportives, représentent 10,5 M€. La taxe foncière rapporte 58,7 M€ et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires 2,7 M€.
Des dépenses sous tension mais maîtrisées
Les dépenses réelles de fonctionnement s’élèvent à 116,8 M€, avec un taux de réalisation très proche des prévisions. La Ville souligne des efforts sur les charges courantes, notamment l’énergie, les fournitures, l’événementiel, la communication et les études, malgré la hausse des assurances et de la maintenance informatique, confirmant l'analyse selon laquelle la Chambre régionale des comptes salue une gestion saine.
Les charges de personnel atteignent 69,4 M€, soit 59 % des dépenses de fonctionnement. Cette hausse est liée aux cotisations retraite, aux recrutements nécessaires pour la structure petite enfance du pôle Brossolette et aux évolutions de carrière des agents, conformément à la réglementation sur la fonction publique territoriale, un aspect souvent abordé lors des mises à jour des règles municipales concernant les agents.
53,5 M€ d’équipement réalisés en 2025
Saint-Nazaire a réalisé 53,5 M€ de dépenses d’équipement en 2025, contre 46,5 M€ en 2024. Les principaux investissements concernent les écoles, les équipements sportifs et culturels, les espaces publics, le parc paysager, le front de mer, le Petit Maroc, le centre-ville, le numérique et les bâtiments municipaux.
L’épargne brute atteint 16,9 M€ et l’épargne nette 7,7 M€. L’encours de dette s’élève à 112,2 M€ fin 2025, avec une capacité de désendettement stabilisée à 6,6 ans. Ce pilotage financier rigoureux permet de clarifier qui finance les projets locaux au bénéfice direct des habitants. Le budget supplémentaire 2026 ajuste ensuite les crédits, réduit l’emprunt d’équilibre prévu et reporte certains investissements sans remettre en cause le plan stratégique municipal, en conformité avec le cycle budgétaire des collectivités.
