Un contrôle étendu des finances et des services municipaux
Le Conseil municipal a pris acte du rapport de la Chambre régionale des comptes des Pays de la Loire sur les comptes et la gestion de Saint-Nazaire depuis 2019. Le contrôle couvre un large périmètre : finances, fiabilité comptable, démocratie participative, ressources humaines, système informatique, relations avec les associations, concessions de service public et restauration collective.
La Ville a mis en avant une gestion jugée globalement solide, tout en reconnaissant plusieurs chantiers d’amélioration. L’exécutif municipal a aussi rappelé que sa trajectoire financière a été fragilisée depuis 2023 par l’inflation, la hausse de l’énergie, l’augmentation des intérêts de la dette, les dépenses de personnel et les effets de décisions nationales sur les finances locales.
Transparence, ressources humaines et cantine dans le viseur
La Chambre recommande notamment de renforcer la prévention des conflits d’intérêts, de mieux structurer certains outils de ressources humaines et de poursuivre la fiabilisation comptable. La Ville annonce une cartographie des risques en matière d’éthique et de transparence, conformément aux préconisations de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, ainsi qu’un travail sur le pilotage des emplois, les heures supplémentaires et les astreintes, s'inscrivant dans une mise à jour plus globale des règles municipales.
La restauration collective a également été abordée. Une recommandation porte sur la formalisation d’une stratégie contre le gaspillage alimentaire. La municipalité, qui doit assurer la gestion des écoles primaires et de leurs services, indique que plus de cent pesées sont déjà réalisées chaque année et que le gaspillage moyen atteint 65 grammes par enfant, contre 100 grammes au niveau national selon l’Agence de la transition écologique citée en séance.
Un débat politique sur la dette et les marges de manœuvre
Les oppositions ont insisté sur les risques de dégradation financière, l’augmentation des charges générales, les dépenses de personnel, la dette et les alertes relatives au contrôle interne ou aux indemnités d’élus. La majorité a répondu en reliant une partie des tensions aux décisions de l’État, sur lesquelles la Cour des comptes apporte régulièrement un éclairage national, aux charges nouvelles imposées aux communes et à l’incertitude budgétaire.
