Le conseil municipal du 5 juin 2026 s’est ouvert par un hommage à Nicolas Carnec, ancien chef de la rédaction locale de Ouest-France et observateur régulier des débats malouins. Après une minute de silence, les élus ont procédé à la désignation des grands électeurs pour les sénatoriales : la majorité a obtenu 17 des 21 sièges de délégués titulaires, après avoir recueilli 33 des 43 suffrages exprimés, conformément aux règles fixées par le Code électoral.
Finances, investissements et soutien au territoire
L’examen des comptes 2025 a mis en avant une gestion prudente et une dette contenue, dans un contexte économique jugé incertain. L’opposition a toutefois relevé une baisse de près de 450 000 euros du produit de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et demandé des explications sur un versement supérieur à 100 000 euros à un cabinet de conseil récemment créé. Pour mieux comprendre la répartition du pouvoir de décision financière, il est utile de savoir qui vote les taux des impôts locaux chaque année.
Le futur équipement maritime mobiliserait 32 millions d’euros pour la construction et 7 millions pour l’acquisition du bâtiment. La Ville attend notamment 5 millions d’euros de l’État, 1,251 million du Département et 1,5 million de la Région. Dans le domaine culturel, les théâtres Bouvet et Châteaubriant reviendront en régie municipale le 1er janvier 2027, avec un budget annuel proche de 1,5 million d’euros.
Logement, urbanisme et adaptation du cadre de vie
Le conseil a accordé près de 4 millions d’euros de garanties d’emprunt à six programmes de logement social, comprenant la rénovation de 106 logements rue du Doris et plusieurs constructions ou acquisitions. La procédure visant à réserver les logements neufs aux résidences principales a également franchi une nouvelle étape. Après sept avis favorables, son adoption définitive doit être soumise aux élus le 2 juillet. La mutualisation de l’instruction des autorisations d’urbanisme doit, de son côté, générer une économie d’environ 15 000 euros.
La transition écologique a occupé une place importante. Saint-Malo a audité 260 bâtiments municipaux représentant 180 000 m² et annonce une réduction de 30,7 % de leurs consommations par rapport à la référence du décret tertiaire. La Ville développe aussi les biodéchets, les projets de micro-fermes et la végétalisation. Face aux canicules, elle veut adapter en priorité les écoles et les lieux accueillant des publics fragiles, s'appuyant sur un registre communal comptant 150 personnes vulnérables, tandis que l’école de Rocabey doit servir de projet pilote pour réduire de 75 % les heures d’inconfort en été.
Services publics, sport et santé
La montée des féminines de l’USSM en première ligue entraîne de nouveaux besoins au stade de Marville. Leur subvention est passée de 40 000 à 70 000 euros et plusieurs contrôles techniques sont programmés en juin. En parallèle, la Ville fait face à des difficultés de recrutement : plus de 50 postes permanents seraient vacants selon l’opposition, particulièrement dans les métiers techniques. Des propositions concernant les ATSEM sont attendues après un comité de pilotage prévu le 18 juin.
La fin de séance a été marquée par la situation du groupement hospitalier Rance Émeraude, entre pénurie d’urgentistes, suspension nocturne des urgences de Dinan et dégradation financière. Gilles Lurton a annoncé une réunion avec la ministre de la Santé le 29 juin afin d’obtenir un engagement concret de l’État sur la modernisation et le financement des services. Les élus ont également débattu du partenariat avec Enedis pour la Route du Rhum 2026, de l’intégration de la plaisance au programme Cœur de Ville et de la composition des commissions locales des impôts directs.
