Deux délibérations ont porté sur les demandes de subventions destinées au futur musée maritime, notamment pour la géothermie et auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Ces échanges s'inscrivent dans le cadre habituel où toute collectivité doit assurer l' obligation de publication du conseil municipal concernant ses décisions budgétaires. Les débats ont permis de préciser le coût du projet et les recettes espérées.
En incluant les réserves du musée construites sur un autre site, le total atteint environ 44 millions d’euros. Cette structuration complexe est typique du financement des projets locaux en France, où plusieurs acteurs publics interviennent. Ces réserves constituaient une condition préalable à l’aval de la DRAC et du ministère de la Culture.
Des aides publiques attendues
La Ville table sur 5 millions d’euros de l’État, 1,251 million du conseil départemental et 1,5 million de la Région Bretagne. Pour mieux comprendre la répartition des rôles, on peut noter la différence entre conseil départemental et conseil régional dans le soutien aux équipements structurants. Le solde doit être financé par emprunt, avec l’espoir d’obtenir d’autres concours. Un forage test de plus de 200 mètres a par ailleurs conforté la faisabilité de la géothermie.
Un modèle économique encore à définir
La fréquentation envisagée se situe entre 100 000 et 140 000 visiteurs par an. Une étude doit préciser le futur mode d’exploitation, car la municipalité envisage un retour à la régie municipale comme elle l'a fait pour d'autres équipements culturels, ou une délégation. La majorité affirme vouloir tenir l’enveloppe initiale, quitte à demander à l’architecte de retravailler certains éléments.
Alain Guillard, figure de l' opposition au conseil municipal, a voté en faveur des demandes de subventions, sans pour autant approuver le projet lui-même ni son emplacement.
