Après les fortes chaleurs de mai, la municipalité a présenté sa stratégie pour protéger les enfants, les personnes âgées, les agents et les autres habitants vulnérables. Elle combine interventions d’urgence et adaptation durable des bâtiments publics conformément aux recommandations du Ministère de la Santé.
Un registre de 150 personnes vulnérables
Le plan canicule est intégré au plan communal de sauvegarde et prévoit trois niveaux de vigilance. Lors du passage en vigilance orange le 26 mai, la Ville a diffusé des informations, suspendu les activités extérieures des résidences autonomie et adapté le travail des agents exposés selon les directives de Santé publique France.
Chaque année, le CCAS écrit à environ 1 100 personnes de plus de 60 ans pour leur proposer de rejoindre le registre. Environ 150 répondent à cette invitation, illustrant ainsi la gestion locale de l'action sociale entre commune et département. Une convention est en préparation avec la paroisse afin de pouvoir utiliser des églises comme espaces rafraîchis, selon les cérémonies programmées.
Des écoles adaptées en priorité
Le diagnostic municipal consacré aux usages et à l’énergie a identifié les bâtiments les plus sensibles. Le programme pluriannuel doit cibler les établissements scolaires et les équipements accueillant des publics fragiles, conformément à la mission de la Ville qui gère les écoles primaires. La municipalité privilégie la ventilation nocturne, l’occultation des vitrages et l’amélioration de l’isolation, sans exclure une climatisation au cas par cas lorsque la santé l’exige.
Rocabey comme projet pilote
La rénovation de l’école de Rocabey vise une réduction de 60 % des dépenses énergétiques en hiver et de 75 % des heures d’inconfort en été. Ce projet s'inscrit dans le cadre plus large du bilan de transition écologique de la commune. Le chantier doit aussi améliorer l’accessibilité et diminuer les émissions de carbone, tout en respectant les seuils fixés par la transition écologique.
Le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs recense les points d’eau potable et les zones ombragées. La Ville reconnaît qu’aucun diagnostic objectif ne permet encore de vérifier si leur répartition est suffisante. La végétalisation et la désimperméabilisation des cours d’école doivent également contribuer à réduire les îlots de chaleur, des mesures souvent abordées lors des débats au conseil municipal de Saint-Malo.
