Le centre communal d’action sociale de Rezé renouvelle sa gouvernance
Le conseil municipal a fixé à 18 le nombre de membres du conseil d’administration du CCAS, à parité entre élus municipaux et personnes nommées, dans un contexte de besoins sociaux rappelés en séance.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un conseil d’administration composé à parité
Le conseil municipal a décidé à l’unanimité de fixer à 9 le nombre d’élus municipaux siégeant au conseil d’administration du centre communal d’action sociale, et à 9 le nombre de personnes nommées parmi les acteurs engagés dans la prévention, l’animation ou le développement social. Présidée par la maire, cette structure pilote une part importante de l’action sociale locale et illustre l'organisation du conseil municipal dans ses prérogatives de solidarité.
L’élection des représentants municipaux s’est tenue à bulletin secret. Une seule liste, conduite par Philippe Audubert, a obtenu 41 voix, avec 2 bulletins blancs ou nuls sur 43 votants. Les élus proclamés sont Philippe Audubert, Morgane Le Floch, Mélanie Tesson, Xavier Cantal-Dupart, Jules Infante, Margot Battesti, Christelle Poiroux, Yannick Louarn et Brigitte Dousset, avec des noms supplémentaires prévus pour éviter de nouvelles élections en cas de départ en cours de mandat.
Des missions très concrètes pour les habitants fragilisés
Philippe Audubert a replacé ce renouvellement dans un contexte de vieillissement de la population, de précarité énergétique, de hausse des familles monoparentales en difficulté et d’inégalités d’accès aux droits. Il a rappelé que le CCAS accueille, informe, oriente et accompagne les personnes vulnérables, attribue des aides, suit les demandes de logement social et assure la domiciliation de personnes sans domicile, conformément à la répartition de l' action sociale entre commune et département.
L’élu a également cité plusieurs services portés ou accompagnés par la structure : l’épicerie sociale, la Maison France Services, les logements de mise à l’abri, l’hébergement temporaire, les dispositifs d’insertion pour des publics migrants d’Europe de l’Est, le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap. Ces actions complètent d'autres initiatives de la ville comme le terrain d’insertion du Vert Praud.
Une continuité revendiquée dans la politique sociale
Le débat a permis de revenir sur des réalisations du précédent mandat, dont l’ouverture de la Maison des Services en 2022 et la Maison Jacqueline-Cadio en 2024 pour des femmes avec enfants sans solution d’hébergement. La majorité a défendu une continuité dans la politique sociale de la Ville, au moment où les besoins des habitants les plus fragiles restent élevés, tout en veillant à la publication des délibérations relatives à ces décisions importantes.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.
Une délibération se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois qui suivent sa publication. Un recours gracieux auprès du maire, envoyé dans ce délai, l'interrompt, et l'avocat n'est pas obligatoire.
Non : aucun texte n’oblige un maire à habiter sa commune. Il doit seulement y être électeur ou être inscrit à un impôt de la commune, comme la taxe foncière. Seule limite : les élus qui n’habitent pas la commune ne peuvent pas dépasser un quart du conseil municipal.