Un renforcement électrique pour un terrain à réaménager
La Ville de Rezé a engagé depuis plusieurs années une politique de résorption des bidonvilles, notamment par l’ouverture de terrains d’insertion temporaires. Celui du Vert Praud a été aménagé en 2017 pour offrir des conditions de vie stabilisées à des ménages déjà présents sur le territoire, avec un accompagnement sur les droits, la scolarité et les parcours d’insertion.
Le site, prévu initialement pour une durée de cinq ans, est aujourd’hui décrit comme dégradé. Dans le cadre de son réaménagement, Enedis a demandé la constitution d’une servitude de passage afin de renforcer le réseau électrique. Une servitude permet ici à l’opérateur de faire passer et entretenir des équipements sur un terrain qui appartient à la Ville, une décision actée lors du conseil municipal.
Une convention gratuite sur la parcelle municipale
La servitude concerne la parcelle cadastrée BV 333, située 142 rue de la Bauche-Thiraud. Le tracé prévoit une canalisation souterraine dans une bande d’un mètre de large, sur une longueur totale d’environ 10 mètres, avec les accessoires nécessaires, d’éventuelles bornes de repérage et la possibilité de poser un ou plusieurs coffrets sur socle.
La convention est conclue à titre gratuit. Les frais liés à la servitude seront à la charge d’Enedis et le terrain devra être remis en état après intervention. Le conseil municipal a adopté cette délibération à l’unanimité, suivant les règles classiques de l'ordre du jour du conseil municipal. Conformément au Code général des collectivités territoriales, la gestion du domaine public municipal relève de la compétence de la commune.
Scolarisation, arbres et politique de résorption des bidonvilles
Brigitte Dousset a demandé une vigilance sur la scolarisation des enfants vivant sur le terrain, en rappelant l’obligation scolaire. Loïc Chusseau a répondu que les enfants des terrains d’insertion sont scolarisés, soulignant la complexité de qui gère les écoles et le suivi des élèves au collège, notamment pour certaines jeunes filles en lien avec des problématiques sociales.
L’opposition au conseil municipal a également interrogé la Ville sur l’application du barème de la valeur des arbres en cas d’abattage nécessaire pour les travaux. La maire a répondu que la charte de l’arbre serait respectée si un abattage devait avoir lieu. Le débat a aussi élargi la question à la responsabilité métropolitaine et nationale dans la résorption des bidonvilles.
