Réunis à l'Office de tourisme de Damgan, les élus de la Communauté de Communes Arc Sud Bretagne ont dû se pencher une nouvelle fois sur les modalités de gestion financière de ce début d'année. L'objectif est simple : permettre à l'intercommunalité de continuer à payer ses factures d'investissement et à avancer sur ses projets en attendant le vote officiel du budget primitif, prévu pour mars 2026. Cette séance a également été marquée par une recomposition de l’assemblée suite à la démission d'une conseillère.
Une rectification administrative nécessaire
Le vice-président en charge des finances, Guy David, a expliqué la situation avec transparence. Une précédente délibération datant de décembre 2025 avait fixé les montants pouvant être engagés par anticipation. Cependant, la préfecture a signalé une erreur de calcul dans la méthode employée : les sommes liées au remboursement de la dette et aux restes à réaliser avaient été indûment intégrées dans l'assiette de calcul, faussant ainsi le plafond autorisé du « quart des crédits » de l'année précédente.
Pour se mettre en conformité avec la réglementation, le conseil a donc annulé l'ancienne décision et validé les nouveaux montants. Cette manœuvre technique n'est pas anodine : elle est indispensable pour ne pas bloquer administrativement les chantiers en cours sur le territoire, tout comme le sont les dossiers de révision du SCoT pour l'aménagement à long terme.
Des crédits débloqués pour Nivillac et les mobilités
Concrètement, cette décision autorise l'exécutif à débloquer des fonds pour plusieurs dossiers structurants sans attendre le printemps. Parmi les opérations fléchées dans cette autorisation provisoire, on retrouve notamment l'aménagement de pistes cyclables et la poursuite des travaux d'équipements publics à Nivillac.
Les montants clés autorisés avant le budget 2026
- 423 547 € : Plafond pour les immobilisations corporelles (budget principal).
- 208 562 € : Crédits ouverts pour l'aménagement et la création de pistes cyclables.
- 151 020 € : Enveloppe provisoire pour l'agrandissement et la modernisation de la déchetterie de Nivillac.
L'ensemble de ces dispositions a été adopté à l'unanimité. En parallèle de ces enjeux financiers, la collectivité poursuit sa réorganisation patrimoniale, illustrée récemment par la mise en vente de la maison Bertho à La Roche-Bernard. Ces arbitrages assurent ainsi la fluidité de l'action intercommunale jusqu'à l'adoption définitive de la feuille de route financière 2026.
