La séance du conseil municipal d’Antony a confirmé plusieurs orientations pour les prochaines années. La Ville poursuit ses investissements tout en maintenant une épargne brute de 16,4 millions d’euros en 2025 et 39 millions d’euros consacrés aux investissements. L’encours de dette s’établit à 171,2 millions d’euros, tandis que le relèvement du plafond de trésorerie à 40 millions d’euros a suscité des critiques de l’opposition.
Des projets urbains aux services du quotidien
Le futur quartier Antonypole doit transformer 41 hectares autour de la gare, avec 447 000 m² de logements, d’activités et d’équipements, 18 hectares d’espaces verts et 5 000 arbres annoncés. Les études restent nécessaires sur la pollution, le bruit, l’enfouissement des lignes électriques et le financement, dont le coût total de la zone d’aménagement est estimé à 300 millions d’euros. Les enjeux de ce projet sont détaillés dans notre article consacré à Antonypole.
Dans les quartiers, une étude doit préciser l’avenir du centre commercial de Pajeaud, sans calendrier définitif à ce stade. Un local provisoire de 600 m² est prévu pour maintenir une activité commerciale, tandis que des actions de nettoyage, de sécurité et de végétalisation doivent améliorer les allées. La Maison de santé du Noyer Doré doit aussi s’agrandir jusqu’à 556 m² et accueillir jusqu’à 10 praticiens, même si seuls un généraliste et un dentiste y exerçaient encore au moment de la séance.
Éducation, solidarité et transition écologique
La rentrée scolaire 2026 pourrait être marquée par 9 fermetures de classes pour 4 ouvertures envisagées. La Ville souhaite réexaminer ces prévisions avec l’Éducation nationale, les parents et les enseignants, notamment pour les écoles du Noyer Doré, Anatole France et des Rabats. Les compétences respectives de la commune et de l’État sont expliquées dans ce guide sur la gestion des écoles.
Le conseil a également abordé l’accès aux services publics et au logement. Le PIMMS Médiation accueille environ 5 000 personnes par an, mais le retrait annoncé de l’État du financement des contrats Adultes Relais oblige à rechercher un modèle durable. Dans le parc de Hauts de Bièvre Habitat, le taux de vacance annoncé atteint 3,06 %, tandis qu’environ 1 500 personnes demandent un logement social à Antony. La cotation des demandes relève de Vallée Sud Grand Paris.
La transition écologique figure enfin parmi les décisions concrètes. Antony prend 25 parts, soit 2 500 euros, dans la coopérative citoyenne Sud Paris Soleil pour soutenir une centrale photovoltaïque installée sur l’école du Val de Bièvre. La production attendue est d’environ 70 mégawattheures par an et la souscription publique doit ouvrir le 15 avril 2026. Le fonctionnement et les compétences du conseil municipal permettent de suivre ce type de choix locaux.
Des votes qui révèlent des désaccords
Plusieurs dossiers ont été adoptés à l’unanimité, notamment le soutien au PIMMS, la participation à Sud Paris Soleil et l’évolution du bail des Petites Cantines. D’autres ont donné lieu à des votes plus disputés, comme les indemnités des élus, adoptées par 37 voix contre 10 et 2 abstentions, ou la délégation de trésorerie, adoptée par 37 voix contre 7 et 5 abstentions.
Les débats ont aussi porté sur la place des groupes minoritaires dans les commissions et les organismes locaux, sur la répartition des subventions sportives et sur la possibilité de renforcer les engagements contre les violences sexistes et sexuelles. Ces échanges prolongent les questions de contrôle démocratique et de suivi budgétaire présentées dans notre dossier sur le rôle de l’opposition municipale et dans l’article consacré aux finances municipales d’Antony en 2025.
