L'essentiel
Un arrêté municipal se consulte d'abord sur le site internet de la commune : c'est obligatoire dans les communes de 3 500 habitants et plus, où l'arrêté doit rester en ligne au moins deux mois. En dessous de ce seuil, le conseil municipal peut choisir l'affichage, un recueil papier consultable en mairie ou le site internet. Tout le monde peut aussi demander à la mairie la copie d'un arrêté, même ancien. Pour le contester, vous avez en principe deux mois à partir de sa publication : un recours gracieux auprès du maire, un recours devant le tribunal administratif (sans avocat obligatoire) et, en cas d'urgence, un référé pour le faire suspendre. Si vous êtes verbalisé pour ne pas l'avoir respecté, vous pouvez encore soutenir devant le juge que l'arrêté est illégal.
Où trouver un arrêté municipal publié
Un arrêté du maire n'entre en vigueur qu'une fois porté à la connaissance du public ou de la personne concernée. Ce que la commune doit faire dépend de sa taille et du type d'arrêté.
Dans une commune de 3 500 habitants ou plus
Les arrêtés qui fixent une règle pour tous (stationnement, horaires de bruit, interdiction temporaire de circuler, fermeture d'un parc…) doivent être publiés sous forme électronique. Concrètement, la loi impose qu'ils soient mis en ligne sur le site internet de la commune :
- dans leur intégralité, dans un format qu'on ne peut pas modifier et qu'on peut télécharger ;
- avec le prénom, le nom et la qualité de leur auteur, et la date de mise en ligne ;
- pendant au moins deux mois.
Cherchez une rubrique du type « Actes administratifs » ou « Arrêtés du maire ». La loi n'impose qu'une durée minimale de deux mois en ligne : certaines communes ne gardent sur leur site que les arrêtés encore en vigueur. Pour un arrêté plus ancien, il faut le demander (voir plus bas).
Dans une commune de moins de 3 500 habitants
Le conseil municipal choisit, par une délibération qu'il peut changer à tout moment, entre trois modes de publicité : l'affichage, la publication sur papier, ou la publication sur le site internet. S'il n'a rien décidé, c'est la publication en ligne qui s'applique. Si la commune a choisi le papier, les arrêtés doivent être tenus à la disposition du public en mairie, gratuitement et en permanence. Une petite commune sans site internet qui choisit l'affichage ou le papier doit publier la délibération de ce choix sur le site de son intercommunalité.
Le registre des arrêtés, en mairie
Quelle que soit sa taille, la mairie inscrit les arrêtés du maire, par ordre de date, dans un registre, avec la trace de leur publication ou de leur notification. Ce registre est utile si vous cherchez un arrêté dont vous ne connaissez ni le numéro ni la date exacte. Lorsque l'arrêté est publié en ligne et que vous voulez une version papier, le maire doit vous la communiquer, sauf demande abusive (par exemple répétitive ou systématique) ; seuls les frais de copie et d'envoi peuvent vous être demandés.
Les arrêtés qui ne visent qu'une personne
Un arrêté qui accorde ou refuse quelque chose à une personne précise (permission d'installer un échafaudage, autorisation de terrasse, arrêté qui vous concerne nommément) est notifié à la personne concernée, pas forcément publié. Si un chantier ou une installation devant chez vous repose sur un tel arrêté, demandez-en la copie à la mairie. Pour les chantiers dans la rue, notre guide pour savoir quels travaux sont prévus dans ma rue détaille aussi l'affichage sur place.
Attention enfin à l'auteur : un panneau ou une affiche peut reprendre un arrêté du préfet et non du maire. L'en-tête du document le dit. Un arrêté préfectoral se cherche sur le site de la préfecture, pas sur celui de la mairie ; notre article sur l'arrêté préfectoral des fermages en donne un exemple.
Obtenir un arrêté que vous ne trouvez pas en ligne
La loi est claire : toute personne peut demander communication des arrêtés municipaux, comme des délibérations et des budgets. Ce droit appartient à toute personne, habitante de la commune ou non, et chacun peut ensuite publier le document sous sa responsabilité. La demande peut être faite au maire, ou aux services de l'État dans le département.
Vous choisissez la forme de l'accès, dans la limite de ce que la mairie peut faire techniquement : consultation gratuite sur place, copie à vos frais ou envoi gratuit par courriel si le document existe en version numérique.
- Écrivez à la mairie (courriel ou lettre) en décrivant l'arrêté le plus précisément possible : objet, rue ou lieu, période, numéro si vous le connaissez.
- Gardez la preuve de la date d'envoi.
- Sans réponse au bout d'un mois, la demande est considérée comme refusée.
- Vous avez alors deux mois pour saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), par lettre ou en ligne, en joignant votre demande. Ce passage par la CADA est obligatoire avant d'aller devant le juge.
Pour un échange plus large avec la mairie, voir aussi ce que la mairie doit faire quand vous lui écrivez.
Lire un arrêté : ce qu'il faut vérifier
Un arrêté a presque toujours la même forme : un en-tête, une liste de textes visés (« Vu… »), les raisons de la décision (« Considérant… »), puis des articles numérotés. Cinq points comptent pour savoir s'il vous concerne et si vous pouvez agir :
- L'auteur : le maire, ou un adjoint ou conseiller municipal à qui il a délégué une partie de ses fonctions.
- Le lieu et la durée : rues, numéros, horaires, dates de début et de fin. Un arrêté peut être permanent ou temporaire.
- Les raisons : un arrêté qui restreint une liberté doit reposer sur un motif concret (sécurité d'un chantier, troubles constatés…).
- La date de publication, distincte de la date de signature : c'est elle qui fait partir le délai de recours.
- Les voies et délais de recours : beaucoup d'arrêtés les indiquent en bas de page. Pour une décision qui vous est notifiée personnellement, le délai ne vous est opposable que si ces mentions figurent dans la notification.
Un exemple réel. La commune de Courrières (Pas-de-Calais) publie sur sa page « Arrêtés du maire » les arrêtés permanents et les arrêtés temporaires encore en vigueur, en version accessible et en version scannée signée. Dans l'un d'eux, signé le 10 janvier 2025 et marqué « Publié le 16 janvier 2025 », le maire réserve la moitié d'un parking à un bus de présentation des métiers six mardis de l'année, y interdit la circulation et le stationnement des autres véhicules de 13 h à 18 h, prévoit la pose de panneaux sept jours à l'avance et précise en bas de page qu'on peut saisir le tribunal administratif de Lille dans les deux mois suivant la publication, ou faire d'abord un recours gracieux. C'est le 16 janvier, et non le 10, qui sert de point de départ.
Ce qu'un arrêté du maire peut imposer, et ses limites
Beaucoup d'arrêtés municipaux relèvent des pouvoirs de police du maire : assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Cela couvre notamment la commodité du passage dans les rues, les bruits et les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants, l'ordre dans les foires, marchés et fêtes, et la prévention des accidents naturels comme les inondations. Pour interdire l'accès de certaines voies de l'agglomération à certaines heures ou réglementer le stationnement, le maire doit prendre un arrêté motivé.
Ces pouvoirs ont une limite constante fixée par les juges : une interdiction doit être adaptée, nécessaire et proportionnée à un risque réel pour l'ordre public, à un endroit et à un moment donnés. Deux décisions l'illustrent :
- En août 2016, le Conseil d'État a suspendu l'article d'un arrêté de Villeneuve-Loubet qui interdisait certaines tenues de baignade sur les plages, faute de tout risque avéré de trouble à l'ordre public. Il a jugé que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, à la liberté de conscience et à la liberté personnelle. Les demandes venaient de deux associations et de deux particuliers.
- Le 4 août 2026, à la demande du préfet de la Loire, le tribunal administratif de Lyon a suspendu un arrêté de Saint-Priest-en-Jarez qui interdisait, de 22 h à 3 h et jusqu'au 31 octobre, les regroupements de nature à troubler l'ordre public dans quatre secteurs de la commune. Le juge a relevé que la commune n'apportait pas d'éléments précis sur des troubles dans chacun de ces secteurs ; des plaintes générales sur les incivilités ne suffisaient pas.
Ce que montrent ces deux décisions : le juge vérifie que la commune peut prouver des troubles précis, à l'endroit et aux heures visés par l'arrêté. Une interdiction très large, sans faits datés et localisés, risque d'être suspendue.
Comment contester un arrêté municipal
Les règles de délai et de procédure sont les mêmes que pour une délibération ; notre guide pour contester une délibération du conseil municipal les détaille pas à pas. Voici ce qui change ou compte particulièrement pour un arrêté.
1. Le recours gracieux auprès du maire
Vous écrivez au maire pour lui demander de retirer ou de modifier l'arrêté, en expliquant pourquoi. Envoyé dans les deux mois, ce recours interrompt le délai pour saisir le tribunal. Sans réponse au bout de deux mois, il est considéré comme rejeté, et un nouveau délai de deux mois s'ouvre. C'est utile pour un arrêté permanent ; pour un arrêté temporaire, ce détour peut vous faire perdre le temps pendant lequel l'arrêté s'applique.
2. Le recours au tribunal administratif
Vous demandez au tribunal administratif d'annuler l'arrêté, dans les deux mois suivant sa publication (ou sa notification, s'il vous vise personnellement). L'avocat n'est pas obligatoire contre une décision d'une commune. La requête peut être déposée en ligne sur Télérecours citoyens, au greffe ou par lettre recommandée, avec une copie de l'arrêté. Expliquez dans la requête en quoi l'arrêté vous touche directement : vous habitez, travaillez ou circulez dans le périmètre concerné, par exemple.
3. Le référé, quand il y a urgence
Le recours en annulation ne suspend pas l'arrêté, et un jugement peut prendre des mois. Deux procédures rapides existent :
- le référé-suspension : en même temps que votre recours en annulation, vous demandez au juge de suspendre l'arrêté s'il y a urgence et un doute sérieux sur sa légalité ;
- le référé-liberté : en cas d'urgence, si l'arrêté porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale (par exemple la liberté d'aller et venir), le juge se prononce en 48 heures. C'est la voie utilisée contre l'arrêté de Villeneuve-Loubet.
4. Demander au préfet d'agir
Le préfet contrôle la légalité des actes des communes. Les arrêtés de police du maire lui sont transmis obligatoirement, sauf ceux qui portent sur la circulation et le stationnement, et ceux qui autorisent une buvette d'association le temps d'une manifestation. Le préfet peut saisir lui-même le tribunal et demander la suspension de l'arrêté ; quand une liberté publique ou individuelle est menacée, la loi demande au juge de se prononcer en 48 heures. C'est la voie suivie par le préfet de la Loire à Saint-Priest-en-Jarez.
Si vous êtes lésé par un arrêté, vous pouvez demander au préfet de le porter devant le tribunal, dans les deux mois suivant son entrée en vigueur. Pour un arrêté qui lui est transmis, votre demande ne lui donne pas plus de temps : il doit agir dans les deux mois suivant la transmission. Pour un arrêté qui ne lui est pas transmis (circulation, stationnement…), il a deux mois après votre demande. Mais le préfet n'est pas obligé de vous suivre : si vous tenez à faire annuler l'arrêté, déposez aussi votre propre recours dans les délais.
Après les deux mois
Une fois le délai expiré, vous ne pouvez plus en demander l'annulation. S'il fixe une règle générale et qu'il est illégal, vous pouvez en revanche demander au maire de l'abroger : la commune est tenue de le faire, et un refus peut être porté devant le tribunal.
Vous êtes verbalisé pour non-respect d'un arrêté
Ne pas respecter un arrêté de police du maire est une contravention punie d'une amende pouvant aller jusqu'à 150 €. Si vous contestez l'amende devant le juge, vous pouvez soutenir que l'arrêté lui-même est illégal : le juge pénal peut en examiner la légalité lorsque la solution du procès en dépend. La loi ne soumet pas cette possibilité au délai de deux mois du recours devant le tribunal administratif.
Pour la circulation et le stationnement, vérifiez aussi la signalisation : les règles qui doivent être signalées ne s'imposent aux usagers que si les panneaux ont été mis en place. Photographiez les lieux le jour même si un panneau manquait.
Le maire peut aussi infliger lui-même une amende administrative de 500 € au plus en cas de manquements répétés ou continus à certains arrêtés présentant un risque pour la sécurité : haies et arbres non élagués qui débordent sur la voie, objets qui encombrent l'espace public, terrasse installée sans autorisation ou hors des limites autorisées, vente d'alcool à emporter hors des horaires fixés. Il doit d'abord vous écrire, vous laisser dix jours pour présenter vos observations, puis vous mettre en demeure avec un nouveau délai de dix jours. La décision d'amende, motivée, indique comment la contester devant le tribunal administratif.
Exemple : un arrêté anti-rassemblements dans votre quartier
Dans une commune fictive de 8 000 habitants, un arrêté du maire signé le 2 juin interdit tout regroupement de plus de trois personnes, de 21 h à 6 h, dans le parc municipal et sur deux places, jusqu'au 30 septembre. Il est mis en ligne sur le site de la commune le 5 juin. Léa, qui habite en face du parc et y retrouve des amis le soir, le juge trop large.
- Elle télécharge l'arrêté sur le site et note la date de mise en ligne : 5 juin. Elle a jusqu'au début du mois d'août pour saisir le tribunal.
- Elle lit les « Considérant » : l'arrêté évoque « des incivilités » sans citer de faits, de dates ni de lieux précis.
- L'arrêté ne dure que quatre mois. Un recours gracieux pourrait rester sans réponse jusqu'en août : elle saisit directement le tribunal administratif d'une demande d'annulation, accompagnée d'un référé-suspension.
- En parallèle, elle écrit au préfet pour lui demander de déférer l'arrêté au tribunal.
- Si le juge suspend l'arrêté, il cesse de s'appliquer en attendant le jugement. Sinon, il continue de s'appliquer : une verbalisation reste possible, et elle pourrait alors invoquer son illégalité devant le juge de l'amende.
Pour suivre ce que votre commune décide, consultez aussi ses délibérations, dont la publication obéit à des règles proches, et les articles du thème Mobilité, voirie et sécurité, où Echo des villes résume les décisions locales sur la circulation, le stationnement et la sécurité.
Sources et références officielles
- Article L2131-1 du code général des collectivités territoriales (publicité et entrée en vigueur des actes des communes)
- Article R2131-1 du code général des collectivités territoriales (publication électronique, papier et communes sans site)
- Article L2122-29 du code général des collectivités territoriales (registre des arrêtés du maire)
- Article L2122-18 du code général des collectivités territoriales (délégation de fonctions du maire)
- Article R2122-7 du code général des collectivités territoriales (tenue du registre des arrêtés)
- Article L2121-26 du code général des collectivités territoriales (communication des arrêtés municipaux)
- Article L311-9 du code des relations entre le public et l'administration (modalités d'accès aux documents)
- Article L311-2 du code des relations entre le public et l'administration (documents archivés, demandes abusives)
- Article R311-13 du code des relations entre le public et l'administration (refus implicite au bout d'un mois)
- Article R343-1 du code des relations entre le public et l'administration (saisine de la CADA)
- Article L2212-2 du code général des collectivités territoriales (objet de la police municipale)
- Article L2213-2 du code général des collectivités territoriales (arrêtés motivés de circulation et de stationnement)
- Article L2131-2 du code général des collectivités territoriales (actes transmis au préfet)
- Article L2131-3 du code général des collectivités territoriales (actes non transmis)
- Article L2131-6 du code général des collectivités territoriales (déféré préfectoral et suspension en 48 heures)
- Article L2131-8 du code général des collectivités territoriales (demande d'une personne lésée au préfet)
- Article R421-1 du code de justice administrative (délai de recours de deux mois)
- Article R421-5 du code de justice administrative (mention des voies et délais de recours)
- Article L521-1 du code de justice administrative (référé-suspension)
- Article L521-2 du code de justice administrative (référé-liberté)
- Article L411-2 du code des relations entre le public et l'administration (recours gracieux et délai)
- Article L243-2 du code des relations entre le public et l'administration (abrogation d'un acte réglementaire illégal)
- Article R610-5 du code pénal (violation des arrêtés de police)
- Article 131-13 du code pénal (montant des amendes contraventionnelles)
- Article 111-5 du code pénal (examen de la légalité d'un acte administratif par le juge pénal)
- Article R411-25 du code de la route (opposabilité liée à la signalisation)
- Article L2212-2-1 du code général des collectivités territoriales (amende administrative du maire)
- Conseil d'État, ordonnance du 26 août 2016, n° 402742, Ligue des droits de l'homme et autres (Villeneuve-Loubet)
- Tribunal administratif de Lyon, ordonnance du 4 août 2026, n° 2610599, préfet de la Loire c/ commune de Saint-Priest-en-Jarez
- Commune de Courrières : page « Arrêtés du maire »
- Commune de Courrières : arrêté IT n° 2025/008 du 10 janvier 2025, publié le 16 janvier 2025
- Service-public.fr : recours gracieux, recours hiérarchique et Rapo
- Service-public.fr : recours devant le juge administratif
- Service-public.fr : déroulement d'un procès devant le tribunal administratif
- Télérecours citoyens
FAQ
Où consulter les arrêtés du maire de ma commune ?
Sur le site internet de la commune si elle compte 3 500 habitants ou plus, ou si son conseil municipal a choisi la publication en ligne. Sinon, à l'affichage en mairie ou dans le recueil papier tenu à la disposition du public. Pour un arrêté ancien ou introuvable, demandez-le à la mairie : tout le monde a le droit d'en obtenir communication.
La mairie peut-elle refuser de me donner un arrêté ?
Non, sauf demande abusive (par exemple répétitive ou systématique) : les arrêtés municipaux font partie des documents que toute personne peut demander. Seuls les frais de copie et d'envoi peuvent vous être facturés, et l'envoi par courriel d'un document numérique est gratuit. Sans réponse au bout d'un mois, vous avez deux mois pour saisir la CADA.
Quel est le délai pour contester un arrêté municipal ?
Deux mois à partir de sa publication, ou de sa notification si l'arrêté vous vise personnellement. Un recours gracieux auprès du maire, envoyé dans ce délai, l'interrompt : un nouveau délai de deux mois part de la réponse, ou du refus implicite après deux mois de silence.
Faut-il un avocat pour attaquer un arrêté du maire ?
Non, l'avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal administratif contre une décision d'une commune. Vous pouvez déposer votre requête en ligne sur Télérecours citoyens, au greffe ou par lettre recommandée. Une aide juridictionnelle existe si vous souhaitez être accompagné.
Un arrêté contesté continue-t-il de s'appliquer ?
Oui. Le recours n'arrête pas l'arrêté. Pour le faire suspendre vite, il faut un référé : référé-suspension en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité, ou référé-liberté, jugé en 48 heures, en cas d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le préfet peut-il annuler un arrêté du maire ?
Le préfet ne l'annule pas lui-même : il peut le porter devant le tribunal administratif et demander sa suspension. Vous pouvez lui demander de le faire dans les deux mois suivant l'entrée en vigueur de l'arrêté, mais il n'est pas obligé d'agir. Gardez donc votre propre délai de recours.
J'ai une amende pour un arrêté que je crois illégal : que faire ?
En contestant l'amende devant le juge, vous pouvez soutenir que l'arrêté est illégal : le juge pénal peut en vérifier la légalité lorsque la solution du procès en dépend, sans condition de délai fixée par la loi. Pour le stationnement ou la circulation, vérifiez aussi que la signalisation exigée était bien en place.
Un arrêté peut-il être appliqué avant d'être publié ?
Non, il n'est exécutoire qu'une fois publié ou notifié, et transmis au préfet quand la loi l'exige. En cas d'urgence, un simple affichage suffit pour qu'il s'applique, mais la commune doit le publier normalement au plus vite, et seule cette publication fait partir le délai de recours.