Budget 2026 : désendettement et fiscalité opposent majorité et opposition
Le débat d’orientation budgétaire a confronté la baisse de la dette revendiquée par la majorité aux critiques de l’opposition sur la fiscalité et les investissements.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 1 min de lecture
Une dette municipale réduite de moitié
À l’occasion du débat d’orientation budgétaire pour 2026, la maire a dressé le bilan financier du mandat. La majorité a notamment mis en avant une baisse de la dette supérieure à l’objectif initialement annoncé au sein du conseil municipal.
Le conseiller Jean-Eudes d’Achon a reconnu le rétablissement de la situation financière, tout en estimant qu’une partie des sommes consacrées au désendettement aurait pu servir à moderniser les voiries ou d’autres équipements communaux.
La hausse des impôts locaux contestée
L’opposition a également relevé une progression de 7 millions d’euros des recettes tirées des impôts locaux en cinq ans. La maire a principalement attribué cette évolution à la revalorisation nationale des bases locatives décidée par l’État, rappelant que c'est une instance précise qui vote les taux des impôts locaux chaque année.
Le débat a porté sur la hausse de 20 % de la taxe d’habitation applicable aux résidences secondaires. Jean-Eudes d’Achon, s’exprimant au nom de l’opposition municipale, a évoqué le risque de voir certains propriétaires déclarer leur logement en résidence principale, avec une possible baisse future des recettes municipales.
La majorité a défendu ses choix en rappelant les besoins de restauration découverts sur plusieurs éléments du patrimoine communal, dont l’église, la Corniche et le musée Montebello, pour lequel des appels d'offres ont été lancés. Elle a aussi indiqué que les 14 millions d’euros de restauration du Casino étaient intégralement financés par le Groupe Barrière. Enfin, la baisse des recettes de stationnement a été présentée comme la conséquence des trente minutes gratuites accordées aux usagers.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.
Une délibération se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois qui suivent sa publication. Un recours gracieux auprès du maire, envoyé dans ce délai, l'interrompt, et l'avocat n'est pas obligatoire.
Non : aucun texte n’oblige un maire à habiter sa commune. Il doit seulement y être électeur ou être inscrit à un impôt de la commune, comme la taxe foncière. Seule limite : les élus qui n’habitent pas la commune ne peuvent pas dépasser un quart du conseil municipal.