Réunie en séance ordinaire, l'assemblée municipale a validé le contenu du premier Schéma de Cohérence Territoriale valant Plan Climat Air Énergie Territorial (SCoT-AEC) de Golfe du Morbihan - Vannes agglomération. Ce texte stratégique répond aux nouvelles exigences de la loi Climat et Résilience, tout en s'adaptant aux réalités démographiques d'un territoire qui pourrait accueillir jusqu'à 210 000 habitants d'ici 2050. L'ambition est claire : concilier l'attractivité résidentielle avec une protection rigoureuse de l'environnement, un enjeu au cœur du conseil municipal de la commune.
Une gestion stricte de la consommation foncière
Le document impose une trajectoire précise vers le "Zéro Artificialisation Nette" (ZAN). Pour la période courant jusqu'à 2031, l'enveloppe foncière maximale autorisée pour l'ensemble de l'agglomération est limitée à 426 hectares. Cette mesure vise à favoriser un urbanisme plus dense et résilient, une orientation déjà discutée lors du débat sur le PLU de Sulniac, capable de supporter les effets du changement climatique tout en assurant la production nécessaire de 37 500 nouveaux logements à l'échelle intercommunale. À ce titre, le projet du quartier du Goh Len illustre cette volonté de densification résidentielle.
Les objectifs clés du SCoT-AEC
- Besoin en nouveaux logements (horizon 2050) :37 500 unités
- Objectif de réduction de la consommation d'énergie :-51 %
- Multiplication de la production d'énergies renouvelables :x 4,6
- Enveloppe foncière maximale autorisée (2031) :426 ha
Des réserves sur la faisabilité concrète
Malgré un vote favorable, les élus locaux ont exprimé certaines inquiétudes quant au caractère parfois technocratique du document. Des interrogations ont été soulevées sur la complexité des aides à la rénovation énergétique et les contradictions entre les normes de location de plus en plus strictes et la nécessité de loger davantage de population, alors que le recensement confirme la croissance démographique locale. La municipalité a insisté sur l'importance du covoiturage, en complément des réflexions sur le plan de mobilité 2035, afin d'assurer une circulation durable pour les communes en périphérie de Vannes.
