Le conseil municipal de Saint-Sauveur-Villages du 9 avril 2026 a été marqué par une série de décisions d’installation du nouveau mandat. Les élus ont pris acte de la démission d’Edwige Clérot et de l’arrivée de Bertrand Fautrat, tandis qu’un recours préfectoral sur le calcul d’attribution des sièges doit être examiné par le tribunal administratif de Caen le 28 avril.
Mettre en place la nouvelle organisation municipale
La séance a largement porté sur le fonctionnement de l’assemblée. Le tableau des indemnités des élus a été adopté à l’unanimité, après un échange sur l’objectif de baisse de l’enveloppe et sur la reconnaissance du temps consacré aux responsabilités municipales. Les délégations au maire ont également été encadrées, avec des plafonds précis pour certains marchés, avenants, dommages liés aux véhicules municipaux ou besoins de trésorerie.
Les élus ont aussi posé les bases du travail collectif : commissions permanentes, groupes de projet, budget annuel de formation des élus et renouvellement du centre communal d’action sociale. Le CCAS comptera 16 administrateurs, répartis entre 8 élus et 8 personnes nommées issues de la société civile, en plus du maire président de droit.
Encadrer les finances et préparer les investissements
Sur le plan budgétaire, le conseil a adopté un règlement financier applicable pour la durée du mandat. Ce document fixe les règles de préparation, d’exécution et de suivi du budget communal, dans le cadre de la nomenclature M57 appliquée depuis le 1er janvier 2024. Il doit notamment aider à suivre les dépenses, les recettes, la trésorerie et les investissements pluriannuels.
Le procès-verbal précise qu’il n’y aura pas de débat d’orientation budgétaire avant la séance budgétaire 2026, en raison du calendrier électoral. Ce débat n’est pas obligatoire pour les communes de moins de 3 500 habitants, mais il permet habituellement de présenter les priorités financières avant le vote du budget.
Habitat, attractivité et éclairage public
Le conseil a également abordé l’avenir de la commune à plus long terme. Pascal Beuve a défendu l’objectif de dépasser les 3 500 habitants et de développer rapidement des logements, notamment dans les dents creuses. D’autres élus ont insisté sur la nécessité de prendre en compte les logements vacants, les changements de destination possibles et la réduction de la consommation d’espaces naturels et agricoles.
Enfin, les élus ont adopté le principe d’une adaptation des horaires d’éclairage public, avec l’objectif d’éclairer les bourgs jusqu’à 23 h et de maintenir certains axes toute la nuit. La mesure a été votée par 24 voix pour et 5 contre. Les horaires précis devront être fixés par arrêté, après une réflexion associant les maires délégués, tandis qu’un passage progressif aux LED reste annoncé conformément aux orientations du Ministère de la Transition écologique.
