Un outil foncier que la commune n’utilise pas ici
Lorsqu’un bien situé dans certains secteurs est mis en vente, la commune peut parfois l’acheter en priorité : c’est le droit de préemption urbain. Cet outil permet à une collectivité de saisir une occasion foncière si elle sert un projet public, par exemple pour du logement, de la voirie, un équipement ou une réserve foncière.
Dans les deux dossiers présentés au conseil municipal, les élus devaient simplement dire si la commune souhaitait se substituer à l’acheteur pressenti. Ils ont décidé à l’unanimité de ne pas le faire.
Deux ventes laissées au marché privé
Le premier dossier concerne les parcelles AD 401, AD 403 et AD 405, situées au 45 rue du Général Bradley à Saint-Sauveur-Lendelin. Le conseil municipal a renoncé à exercer son droit de préemption, ce qui permet à la vente de suivre son cours sans intervention de la commune.
Le second dossier concerne la parcelle AD 422, située rue Christian Sauvage, également à Saint-Sauveur-Lendelin. Là encore, les élus ont décidé de ne pas acheter le bien en priorité, une décision qui s'inscrit dans le cadre plus large des choix de gestion du conseil municipal.
Un choix discret mais révélateur
Ces délibérations sont souvent rapides, mais elles donnent un aperçu des choix fonciers de la commune. Renoncer à préempter signifie ici qu’aucun projet municipal immédiat n’a été retenu sur ces parcelles, ou que la commune ne juge pas nécessaire d’intervenir dans ces ventes.
Pour les habitants, l’impact est surtout indirect. La définition des zones de préemption est généralement précisée dans le plan local d'urbanisme, qui peut influencer l’évolution future d’un quartier. Dans ces deux cas, la municipalité laisse les transactions se poursuivre entre acteurs privés. Les citoyens intéressés par ces décisions peuvent d'ailleurs assister aux séances pour mieux comprendre la politique d'urbanisme locale.
