Sécuriser les abords des écoles
Le réaménagement des abords du pôle scolaire de Saint-Sauveur-Lendelin avait été validé en novembre 2025 pour un montant d’environ 758 000 euros toutes taxes comprises. Une première phase a déjà été réalisée près du collège, avec un parking destiné à la fois aux établissements scolaires et au Vallon des Demoiselles. Cette partie est désormais en service et répond globalement aux attentes exprimées en conseil municipal.
La suite du projet concerne la route départementale jusqu’au rond-point, la place de la poste, l’accès à l’école primaire et à la garderie. Les objectifs restent la sécurisation des enfants, le développement des cheminements piétons et cyclables, la gestion des eaux de pluie et la réduction des surfaces imperméables. Concernant le partage des responsabilités, il faut noter que l’État et les communes ont des rôles spécifiques pour savoir qui gère les écoles sur le territoire. La voie verte entre l’école primaire et le collège ainsi que le traitement végétal ne sont pas remis en cause.
Le stationnement au centre du débat
Les échanges ont surtout porté sur les usages quotidiens des familles. Un comptage réalisé le 5 mai a estimé entre 70 et 80 véhicules entre 7 h 30 et 8 h 30, dont environ 50 véhicules sur le seul créneau de 8 h 15 à 8 h 30. Pour le maire, ces chiffres imposent de réexaminer la suppression du stationnement et du dépose-minute devant l’école primaire, car les parents doivent souvent enchaîner école maternelle, école primaire et garderie.
Plusieurs élus ont défendu la priorité donnée à la sécurité des enfants, notamment pour éviter que les élèves circulent entre les voitures. D’autres ont alerté sur le risque de stationnement anarchique si les solutions retenues sont trop éloignées des pratiques réelles. L’idée d’un dépose-minute, d’un accueil gratuit étendu autour des horaires scolaires ou d’une organisation différente des flux a été évoquée conformément aux recommandations nationales de sécurité.
Voirie, accès et financement à préciser
La largeur de la route fait également débat. Une voie à 5,5 mètres limite la vitesse, mais pose la question du croisement des véhicules lourds, notamment des tracteurs. Pour mieux comprendre la répartition technique de ces infrastructures, il est utile de savoir qui gère les routes en France selon leur classification. Les élus ont évoqué soit un élargissement à 5,8 ou 6 mètres, soit la création d’aires ponctuelles de croisement.
Le projet n’est donc pas abandonné, mais la concertation est relancée sur les points les plus sensibles. Pour les habitants, l’enjeu est très concret : concilier sécurité des enfants, accès aux équipements scolaires et fonctionnement quotidien du quartier grâce au financement de projets locaux structurants.
