Des problèmes découverts en cours de chantier
Les travaux de toiture de l’église Saint-Laurent à Saint-Sauveur-Lendelin sont en cours. Une fois la couverture déposée, des désordres structurels non visibles auparavant ont été constatés au niveau des appuis de chevrons et des éléments faisant office de sablière. Ces pièces jouent un rôle important dans la tenue de la toiture.
La commune doit donc modifier le marché initial pour intégrer des interventions supplémentaires. L’avenant comprend la dépose et la repose de parties de corniches instables, la reprise de chevrons et de sablières, ainsi que le remplacement de chatières en zinc par des chatières en plomb. Cette modification technique s'inscrit dans les prérogatives du conseil municipal qui doit statuer sur les ajustements de contrats publics, conformément au Code de la commande publique.
Un marché revu à la hausse
Le marché initial s’élevait à 234 809 euros hors taxes. Avec l’avenant, le montant hors taxes passe à 249 288,40 euros. Le nouveau montant toutes taxes comprises indiqué dans le dossier atteint 299 146,08 euros. La question de l'origine des fonds pour ces travaux renvoie souvent aux mécanismes complexes de financement des projets locaux en France, mobilisant parfois plusieurs échelons de collectivités.
En séance, Ghislain Gérard a demandé si l’avenant venait d’une demande de l’architecte. Claude Beuve a précisé que la sablière, les chevrons et certaines maçonneries devaient être repris. Franck Vilquin s’est interrogé sur l’utilisation du plomb, tandis qu’Agnès Conchaudron a demandé s’il fallait statuer malgré les questions sur les chatières.
Un vote unanime
Le conseil municipal a approuvé l’avenant à l’unanimité avec l’entreprise SARL BD Couverture. Pour la commune, l’enjeu est de traiter correctement les problèmes apparus en cours de chantier afin d’assurer la solidité et la durabilité de la restauration. Ce type de décision est consultable par les citoyens puisque l'administration a une obligation de publication des délibérations et des PV de séance.
Ce type de surcoût est fréquent dans les travaux sur des bâtiments anciens, où certains désordres ne peuvent être identifiés qu’après ouverture ou dépose. La décision permet au chantier de se poursuivre avec un périmètre technique adapté à l’état réel de la toiture. Ces délibérations font l'objet d'un compte rendu précis dans le procès-verbal de conseil municipal, garantissant la transparence des dépenses engagées par la direction générale des collectivités locales.
