Petite enfance et loisirs : l’accueil d’urgence encadré, les inscriptions d’été questionnées
La Ville adopte un règlement pour les places d’accueil d’urgence en petite enfance. Les débats ont aussi porté sur les centres de loisirs d’été et les attentes des familles.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un règlement pour les urgences familiales
Les établissements municipaux d’accueil du jeune enfant disposaient déjà de places d’accueil d’urgence, mais le dispositif reposait jusqu’ici sur une procédure interne. Le Conseil municipal a adopté un règlement pour rendre les règles plus lisibles pour les familles et les partenaires.
L’accueil d’urgence est réservé à des situations soudaines : opportunité professionnelle ou de formation, problème de santé d’un parent ou d’un membre de la fratrie, rupture du mode de garde, ou rupture de l’équilibre familial. Ce dispositif s'inscrit dans les missions de la Caisse d'Allocations Familiales qui soutient le développement de l'offre d'accueil. Il pourra durer un mois, renouvelable une fois, en crèche collective municipale ou auprès d’une assistante maternelle de la crèche familiale.
Un accès possible pour les agents municipaux et intercommunaux
Le règlement ouvre aussi le dispositif aux agents de la Ville et de l’agglomération, même s’ils n’habitent pas Saint-Nazaire. La Ville justifie cette mesure par la continuité du service public et le dialogue social avec les organisations syndicales.
Une question a porté sur l’impact de cet accueil non prévu sur les équipes. L’adjointe à la petite enfance a rappelé que le dispositif reste encadré conformément au Code de l'action sociale et des familles et qu’une demande ne correspondant pas à l’urgence définie sera refusée, tout en orientant la famille vers d’autres solutions de garde ou de répit.
Les centres de loisirs d’été restent un sujet sensible
En fin de Conseil, une question orale du groupe Renouvelle-toi Saint-Nazaire a demandé que les familles qui travaillent soient prioritaires pour les centres aérés d’été. L’adjointe a répondu que les centres de loisirs sont un service public destiné à tous les enfants et que la Ville ne peut pas discriminer selon la situation professionnelle ou sociale des parents, une position alignée avec les principes du Défenseur des Droits sur l'égalité d'accès aux services publics.
La majorité annonce la création à l’automne d’un groupe de travail avec les usagers et les représentants de parents d’élèves, pour retravailler les modalités d'inscription, une mission qui s'inscrit dans la réflexion globale sur qui gère les écoles et les services périscolaires. Le sujet reste ouvert, dans un contexte de forte demande familiale.
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