Une date de désaffectation harmonisée
Le Conseil municipal a voté un avenant à la promesse de vente signée en 2024 avec le groupement Icade Promotion et Groupe Duval Développement Pays de Loire. La cession porte sur des emprises foncières municipales du site de Gavy, dans une vente globale associant plusieurs propriétaires.
L’avenant modifie la date limite de désaffectation de certaines emprises municipales, désormais alignée sur le 31 décembre 2027. La Ville explique que cette harmonisation tient compte des usages encore présents sur le site, notamment la présence d’étudiants, et ne change pas le prix de cession approuvé précédemment. Ce dossier s'inscrit dans un contexte plus large où le foncier communal fait l'objet de régularisations régulières.
Un projet littoral très débattu
Plusieurs élus d’opposition ont voté contre, estimant que le projet est trop important pour un secteur littoral fragile et menace un espace naturel précieux. Cette position illustre le rôle de l'opposition municipale qui garantit un débat contradictoire sur les enjeux d'aménagement du territoire.
Une pétition portée par le collectif Gavy, annoncée comme signée par plus de mille personnes, a été remise à la Ville par une élue d’opposition, qui demande un moratoire et une large concertation. Les citoyens souhaitant s'exprimer sur de tels sujets peuvent d'ailleurs poser des questions au conseil municipal selon les dispositifs prévus par la commune.
Le contexte judiciaire a renforcé le débat. Un recours contre le permis d’aménager est en cours devant le tribunal administratif de Nantes. Selon les échanges en séance, la rapporteure publique a préconisé l’annulation du permis, notamment en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental.
La majorité défend une transformation encadrée
La majorité rappelle que la Ville n’est qu’un des propriétaires concernés et que le projet résulte d’un appel à manifestation d’intérêt piloté afin d’éviter une vente morcelée du site. Elle insiste sur la création de logements, dont 30 % de logement social, et sur la transformation d’un site déjà largement artificialisé par des bâtiments, des parkings et des voiries.
L’adjoint à l’urbanisme a rejeté l’idée d’une absence de concertation, citant un site internet dédié, des rencontres avec des riverains, des ateliers et une réunion de clôture. Les habitants peuvent d'ailleurs librement assister au conseil municipal pour suivre l'évolution de ces décisions. Le vote a été adopté par 38 voix pour et 10 contre, une élue ne prenant pas part au vote.
