Une taxe collectée auprès des visiteurs
Le conseil municipal a voté les tarifs de la taxe de séjour applicables en 2027. Cette taxe concerne les personnes qui ne résident pas dans la commune mais y séjournent temporairement, par exemple dans un hébergement touristique. Elle est collectée par les hébergeurs, puis reversée à la commune selon un calendrier annuel.
La municipalité a choisi de reconduire l’augmentation habituelle de 2 % sur la part communale. Le barème national de la taxe de séjour, qui encadre les montants minimums et maximums selon les catégories d’hébergement, ne change pas cette année en raison d’une faible évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac en 2025. Pour comprendre l'impact d'une telle délibération, vous pouvez consulter notre guide sur qui décide des impôts locaux et du vote des taux.
Une ressource pour le tourisme et le cadre de vie
La commune indique que cette recette aide à financer des actions de promotion touristique, mais aussi des aménagements profitant au territoire. Le procès-verbal du conseil municipal cite notamment la végétalisation, les cheminements doux, les itinéraires cyclables sécurisés, la mise en valeur du centre-bourg et des villages, ainsi que des animations comme les marchés de producteurs ou les expositions à la Chaussée Neuve.
Depuis 2024, Saint-André-des-Eaux collecte aussi une taxe additionnelle de 10 % pour le Département, destinée à sa stratégie de développement touristique durable. Cette décision s'inscrit dans un cadre plus large dont la composition du conseil départemental garantit la mise en œuvre à l'échelle du territoire. La commune bénéficie par ailleurs depuis avril 2025 du statut de « commune touristique », accordé pour cinq ans par arrêté préfectoral.
Des exonérations inchangées
Les règles générales de perception restent les mêmes : la taxe est due sur l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre, et elle est calculée au réel. Les plateformes de réservation en ligne qui encaissent pour le compte de loueurs non professionnels devront également reverser la taxe selon les échéances prévues.
Plusieurs publics restent exonérés : les mineurs, les travailleurs saisonniers employés dans la commune, les personnes hébergées en urgence et les locataires dont le loyer mensuel est inférieur à 1,70 € par nuitée. La délibération, dont les détails sont accessibles grâce à l'obligation de publication des actes administratifs, a été adoptée à l’unanimité des 29 votants.
