Une rénovation scolaire avec une ambition écologique
La rénovation de l’école maternelle Jules-Ferry se poursuit à Saint-André-des-Eaux. L’établissement, construit en 1988 puis agrandi en 2004, fait l’objet d’un programme de travaux établi après un diagnostic réalisé en 2022. Ce projet illustre la manière dont les municipalités exercent leur compétence, car il est utile de savoir qui gère les écoles pour comprendre la responsabilité de la commune dans l’entretien des bâtiments primaires. Le projet prévoit de nouveaux espaces pour les enseignants et les enfants, une salle de motricité repensée sur le plan acoustique, l’isolation des murs extérieurs et des combles, un nouveau préau, une cour pour les petites sections, un jardin pédagogique, des carrés potagers, un verger, des massifs d’arbustes et une cuve de récupération des eaux pluviales de 1 000 m³.
L’ambition énergétique est également au cœur du chantier. Le programme prévoit une production de chaleur par géothermie et des panneaux photovoltaïques. Parmi les décisions communiquées au conseil municipal figure d’ailleurs l’attribution du marché de travaux pour la mise en place du chauffage par géothermie. Cette orientation vise à soutenir la transition écologique des territoires en réduisant les consommations d’énergie du bâtiment scolaire et en modernisant un équipement utilisé au quotidien par les familles.
Une deuxième phase à financer
La première phase, lancée au printemps 2025, portait sur le bâtiment de 1988. Elle a été partiellement livrée fin avril 2026, avec encore des finitions prévues, notamment des revêtements de sol dans les circulations et deux classes côté est. La deuxième phase, commencée au printemps 2026, concerne l’extension de 2004 et doit se poursuivre jusqu’en mars 2027.
Pour l’ensemble de l’opération, la commune indique avoir déjà obtenu 966 913 € de subventions provenant de l’Europe, de l’État et de la Région. Ce montage financier complexe s'inscrit dans le cadre plus large du financement des projets locaux en France, où plusieurs échelons de collectivités et l'État co-investissent. Pour la seule phase 2, le plan de financement prévisionnel prévoit 581 400 € hors taxes de dépenses, soit 697 680 € toutes taxes comprises. La commune espère notamment mobiliser 159 600 € via le fonds vert, en complément d’autres aides déjà prévues ou sollicitées.
Un chantier découpé pour limiter la gêne
Le phasage vise à réduire les perturbations pour l’école. La phase 1 s’étend de mai 2025 à avril 2026, avec des travaux résiduels prévus en juillet 2026. La phase 2 a débuté au printemps 2026 et doit se poursuivre jusqu’en mars 2027. Ces décisions de travaux et les arbitrages budgétaires sont consultables par tous les citoyens, conformément à l'obligation de publication des délibérations en vigueur.
