Améliorer le confort thermique dans le bâti ancien est un défi technique majeur que l'agglomération souhaite relever. Dans le cadre de la nouvelle Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat et de Renouvellement Urbain (OPAH-RU), des moyens spécifiques sont alloués pour lutter contre la précarité énergétique. Les propriétaires occupants modestes, ainsi que les bailleurs, pourront bénéficier d'un accompagnement personnalisé pour définir les travaux les plus pertinents, visant un gain énergétique d'au moins 35 %. L'objectif est de concilier préservation du patrimoine et réduction de la facture énergétique, un enjeu majeur pour le centre-ville de Vannes.
Des coups de pouce financiers locaux
Au-delà des aides nationales comme MaPrimeRénov', Golfe du Morbihan – Vannes agglomération débloque des subventions complémentaires. Une prime est notamment prévue pour encourager l'usage de matériaux biosourcés, plus respectueux de l'environnement et du bâti ancien, tout en favorisant l'autonomie énergétique comme le permet déjà l'autoconsommation collective d'électricité sur le territoire. De même, pour permettre le maintien à domicile des seniors et des personnes en situation de handicap, des aides financeront l'adaptation des logements, comme le remplacement de baignoires par des douches ou l'installation de monte-escaliers.
Les aides complémentaires de l'Agglomération
- Jusqu'à 3 000 € d'aide pour une rénovation globale atteignant le niveau BBC.
- 2 000 € maximum pour l'utilisation de matériaux isolants biosourcés.
- 5 000 € maximum pour les travaux d'adaptation liés au handicap.
Un accompagnement social renforcé
Parce que la rénovation ne se limite pas à la technique, un volet social important est intégré au dispositif, à l'instar des efforts de l'agglomération pour les grands projets d'investissement en faveur de l'habitat. Une équipe de suivi-animation sera chargée de faire le lien avec les occupants, d'aider au montage des dossiers administratifs souvent complexes et d'assurer une médiation avec les propriétaires en cas de logement indigne. Ce soutien vise à protéger les locataires en place et à garantir que les travaux d'amélioration, incluant parfois la sauvegarde des façades et des copropriétés fragiles, ne se traduisent pas par une éviction des populations les plus fragiles.
