Une alerte sur les risques pour les jeunes
Bernard Marboeuf a alerté l’assemblée sur la consommation de protoxyde d’azote chez les jeunes, en évoquant des risques neurologiques graves et parfois irréversibles. Il a également souligné les enjeux de sécurité, de santé publique et d’écologie du quotidien liés à cette pratique, conformément aux alertes sanitaires sur les usages détournés.
L’élu a rappelé que des maires, des représentants de l’État et le ministère de l’Intérieur s’étaient saisis du sujet, notamment à travers des mesures d’encadrement et le projet de loi RIPOST. Il a demandé si la Région comptait s’engager pleinement dans les lycées.
Des dispositifs régionaux mobilisables
Isabelle Pellerin a répondu que la consommation de protoxyde d’azote devait être traitée comme un sujet de santé, de prévention et d’éducation. Elle a rappelé que la Région intervient dans les lycées avec les équipes éducatives, les personnels de santé scolaire et les associations, illustrant ainsi la manière dont la différence entre conseil départemental et conseil régional impacte la gestion des établissements scolaires.
La vice-présidente a cité le dispositif Karta, dont un axe est consacré à la santé et à la qualité de vie. Elle a aussi mentionné Corres’Santé, qui repose sur la prévention par les pairs, ainsi que les Points accueil écoute jeunes, des initiatives qui s'inscrivent dans l'action sociale coordonnée par les collectivités.
Un plan de sensibilisation à construire avec les partenaires
La Région souhaite associer le Conseil régional des jeunes, en particulier sa commission santé, à la construction des réponses. Cette démarche rappelle l'importance de comprendre la composition du conseil régional pour saisir comment sont élaborées les politiques publiques à destination de la jeunesse.
Elle a enfin annoncé que la Région proposerait un travail avec la préfecture de région et l’Agence régionale de santé. L’objectif est de bâtir un plan de sensibilisation structuré et cohérent au niveau local avec l'ARS Bretagne, dont les modalités de financement pourraient s'appuyer sur les mécanismes de financement des projets locaux en France, en complément des mesures réglementaires prises par l’État.
