Le conseil municipal de Nanterre a consacré sa séance du 21 avril 2026 à plusieurs décisions qui auront un effet direct sur la vie quotidienne. Le budget prévoit des investissements dans les équipements publics, les espaces verts et les services de proximité, tandis que les taux communaux d’imposition restent inchangés.
Un budget qui finance les services et les équipements
Le budget 2026 s’élève à 420,6 millions d’euros, dont 120,9 millions consacrés à l’investissement. Il prévoit notamment des interventions au théâtre des Amandiers, dans des groupes scolaires, des équipements sportifs, des médiathèques et plusieurs parcs. Le budget a été adopté par 40 voix contre 13, tandis que les taux de taxe foncière et de taxe d’habitation sur les résidences secondaires sont maintenus.
La Ville reconduit aussi des soutiens importants à l’emploi, aux associations, au tourisme et à l’artisanat. La Maison de l’emploi et de la formation recevra 641 000 euros en 2026, les associations bénéficieront de 2 110 005 euros de subventions municipales et l’Office de Tourisme ainsi que la Chambre de Métiers et de l’Artisanat conserveront leurs financements. Ces choix peuvent être replacés dans le fonctionnement général du conseil municipal et dans les mécanismes de financement des projets locaux.
Éducation, petite enfance et action sociale
Face au projet de fermeture de 18 classes dans les écoles primaires, dont 11 en réseau d’éducation prioritaire et 4 en réseau d’éducation prioritaire renforcé, le conseil municipal demande à l’Éducation nationale de revoir ses décisions. Le texte conteste également les baisses de moyens horaires dans les établissements du second degré et la fusion de brigades spécialisées de remplacement. Il a recueilli 43 voix pour, sans vote contre, tandis que 9 élus ne participaient pas au vote. Les responsabilités de chaque niveau de pouvoir sont expliquées dans le guide sur la gestion des écoles, collèges et lycées.
La séance a également renforcé plusieurs dispositifs destinés aux familles et aux personnes fragilisées. Deux centres municipaux de protection maternelle et infantile participeront à une recherche sur le langage des jeunes enfants, tandis qu’une garantie municipale accompagne la résidentialisation de la résidence Zilina, qui compte 676 logements. La Ville accueillera par ailleurs dix enfants sahraouis durant l’été et poursuivra son soutien aux dispositifs d’insertion et aux associations.
Cadre de vie, mobilités et gouvernance locale
Plusieurs décisions concernent les déplacements et les quartiers. La ligne de bus 559 conservera sa desserte entre le Chemin-de-l’Île et le Mont-Valérien à partir du 1er mai, et le parking de la rue Anatole-France restera accessible jusqu’en 2031 avec 25 places publiques et payantes. La Ville souhaite aussi coordonner la rénovation de l’éclairage de l’avenue Lénine avec le réaménagement de la route départementale 991. Ces sujets s’inscrivent dans les règles de gestion des transports et des voiries locales.
Le Département des Hauts-de-Seine prévoit de mobiliser 563 742 euros par an pour des actions de solidarité, de réussite éducative, de culture, de sport et de coordination gérontologique. Le conseil municipal a aussi fait évoluer les outils d’intervention sur la géothermie et le commerce de proximité, garanti des emprunts pour le logement social et organisé la représentation de la Ville dans plusieurs organismes. Ces décisions complètent les mesures consacrées aux agents municipaux, aux emplois saisonniers et à la préparation du futur comité social territorial.
