À Montrouge, la convention avec la Caf cible les fragilités sociales jusqu’en 2030
La Ville et la Caf ont adopté une convention qui fixe les priorités locales pour la petite enfance, la jeunesse, la parentalité et l’inclusion jusqu’en 2030. Son diagnostic fait ressortir plusieurs situations de précarité, notamment chez les familles monoparentales et les ménages confrontés aux difficultés de logement.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 1 min de lecture
La Ville de Montrouge et la Caisse d’allocations familiales ont adopté à l’unanimité une convention territoriale globale couvrant la période 2026-2030. Ce document organise les priorités locales en matière de petite enfance, d’enfance, de jeunesse, de parentalité et d’inclusion, avec un plan d’action pluriannuel et des financements ciblés.
Un diagnostic qui met en lumière la précarité
Le diagnostic partagé fait apparaître 683 foyers susceptibles de basculer dans la précarité et 3 144 foyers qui perçoivent déjà une prestation de solidarité. Près d’un enfant sur deux vivant dans une famille monoparentale se trouve sous le seuil de bas revenus. La situation des jeunes est également suivie, avec 10 % des 15-24 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation.
Le logement constitue un autre point de vigilance : 579 bénéficiaires d’une aide personnalisée au logement ont un taux d’effort supérieur ou égal à 40 %. Le rôle du centre communal d’action sociale s’inscrit dans ce contexte, notamment pour orienter les habitants confrontés à une rupture de ressources ou à des impayés.
Des réponses annoncées pour les familles
Durant les échanges, plusieurs demandes ont porté sur l’accompagnement des familles monoparentales, les épiceries solidaires, l’accès à l’emploi et la prévention des expulsions. Charlotte Baelde, pour le CCAS de Montrouge, a indiqué que le centre pouvait prendre le relais en cas de rupture de droits et chercher à réunir les bailleurs pour prévenir les expulsions.
La Ville rappelle aussi que les familles monoparentales sont prioritaires pour les places en crèche et que la Maison de la parentalité les accueille déjà. L’objectif affiché de 25 % de logements sociaux complète ces réponses, tandis que la convention prévoit un cadre commun pour suivre les actions menées jusqu’en 2030. Les citoyens peuvent aussi consulter les règles de publication des décisions municipales.
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