Les propriétaires montrougiens seront directement concernés par la hausse de la fiscalité locale prévue dans le budget 2026. Le taux de taxe foncière sur les propriétés bâties atteint 24,98 %, soit cinq points de plus, tandis que la taxe d’habitation sur les résidences secondaires passe à 23,43 %.
Une hausse fiscale destinée à renforcer les recettes
La taxe sur le foncier non bâti reste fixée à 8,67 %. La hausse des taux doit rapporter environ 7,8 M€ supplémentaires à la Ville, qui estime l’augmentation moyenne pour les particuliers à environ 12 € par mois. La municipalité souligne que la moitié de la taxe foncière est acquittée par des entreprises et que le taux demeure inférieur à la moyenne de Vallée Sud Grand Paris.
Le budget prévoit 11 M€ d’épargne brute, c’est-à-dire les ressources restant disponibles après le financement des dépenses courantes et avant les opérations d’investissement et de remboursement de la dette. Le remboursement de la dette prévu en 2026 atteint 4,3 M€.
Moins d’équipements, davantage d’études
Les dépenses d’équipement s’élèvent à 24 M€. Elles comprennent l’achèvement de projets comme les groupes scolaires Rabelais, Schumann et Ginoux-Gautier, ainsi que 2,9 M€ de frais d’études consacrés notamment à l’espace Colucci, à la gare Châtillon-Montrouge et à plusieurs avenues.
La municipalité présente ce ralentissement comme une étape de préparation avant une remontée des investissements. L’opposition a contesté la hausse fiscale, le poids des études et le recul de l’investissement. Le budget a été adopté par la majorité, les trois groupes d’opposition votant contre. Les règles de fixation des taux sont expliquées dans le guide sur le vote des impôts locaux, tandis que Vallée Sud Grand Paris constitue l’échelon intercommunal cité dans le débat.
