À Montrouge, l’attribution des places en crèche continuera de reposer sur un examen croisé des situations, sans barème à points. La commission est reconduite pour la durée du mandat et associe notamment l’adjointe chargée de la petite enfance, les responsables des établissements municipaux, un représentant de la protection maternelle et infantile et, le cas échéant, de la Caf.
Une décision fondée sur plusieurs critères
La commission examine la résidence à Montrouge, la situation familiale et professionnelle, les naissances multiples, le handicap, la date d’inscription et les contraintes d’encadrement. Une place disponible ne peut pas toujours être attribuée si les conditions de personnel nécessaires à l’accueil ne sont pas réunies.
Les décisions rapprochent ainsi trois éléments : le nombre de places disponibles, le volume des demandes et le respect du taux d’encadrement. Avec un taux de couverture de 86,5 %, la Ville présente son offre de petite enfance comme l’une des plus élevées du département. Les familles peuvent également se reporter au rôle des services locaux d’action sociale pour identifier les interlocuteurs adaptés à leur situation.
Le débat sur la transparence
L’opposition a demandé davantage de lisibilité, notamment grâce à une grille de points comparable à celle utilisée dans d’autres communes. Joaquim Timoteo a évoqué la nécessité de renforcer la « transparence » afin de lever le « soupçon d’arbitraire ». Aurélien Saintoul a, de son côté, soulevé la question de l’orientation des familles vers les assistantes maternelles et celle de la place des familles monoparentales.
Claude Favra défend une approche individualisée, qui laisse une place à l’appréciation des directrices d’établissement et de la PMI. La commission ne met donc pas en place de scoring. Pour comprendre le fonctionnement d’une assemblée locale qui fixe ce type de cadre, les habitants peuvent consulter le guide consacré au conseil municipal.
