Le conseil municipal de Merlevenez a traité plusieurs dossiers aux effets concrets pour la commune : action sociale, patrimoine public, représentation intercommunale, sécurité des équipements et organisation interne. La séance a mêlé votes, désignations et réponses aux questions de la minorité.
Un CCAS élargi pour l’action sociale locale
Les élus ont modifié la composition du centre communal d’action sociale, structure qui participe aux actions sociales, de prévention et d’accompagnement dans la commune. Son conseil d’administration passe de 8 à 14 membres, avec 7 membres élus par le conseil municipal et 7 membres nommés par le maire, président de droit. Pour mieux comprendre la répartition des compétences en matière d'aide, vous pouvez consulter notre guide sur l' action sociale entre commune et département.
Cette évolution a été adoptée à la majorité, avec les abstentions de Pierre Bigot, Yvan Conguisti, Céline Leroc et Ludovic Le Calve. Le procès-verbal indique que l’élargissement permet notamment à Solène Hascoët, issue de la minorité municipale, de siéger dans cette instance.
Le conseil a ensuite élu les 7 représentants municipaux au CCAS. Une seule liste, présentée par Anne-Sophie Rolland, a recueilli les 23 suffrages exprimés.
237 anciens candélabres sortent du domaine public
Après la rénovation de l’éclairage public menée en 2024 et 2025 avec Morbihan Energies, la commune a acté la désaffectation et le déclassement de 237 candélabres en acier galvanisé. Ces équipements, remplacés car jugés vétustes et inadaptés aux lanternes correspondant aux normes retenues, ne relèvent donc plus du domaine public communal.
Le vote a été unanime. Cette décision permet leur transfert vers le domaine privé de la commune, étape nécessaire pour gérer ces biens en dehors de leur ancien usage de service public. Plus de détails sont disponibles dans l'article dédié au déclassement de l' éclairage public à Merlevenez.
La minorité a aussi interrogé la majorité sur des candélabres déposés par la société SDEL, prestataire de Morbihan Energie, puis remis à des habitants. Le maire a indiqué que certaines mises à disposition n’avaient pas semblé respecter les règles de formalisation du patrimoine communal. Un recensement est engagé et les biens concernés devront être restitués au patrimoine communal ; le procès-verbal précise que ce type de pratique ne sera plus appliqué sans décision formalisée du conseil.
Deux délégués pour le centre de secours de Plouhinec
Merlevenez a également ajusté sa représentation au syndicat intercommunal chargé du centre de secours des Pompiers de Plouhinec. Cette modification était nécessaire car Philippe Justom ne peut pas y siéger, selon le procès-verbal de la séance.
Frank Nicolas et Patrice Gouadec deviennent les deux titulaires de la commune. Leur rôle permettra à Merlevenez de participer aux échanges et décisions de cette structure intercommunale dédiée au centre de secours.
Sécurité des établissements recevant du public : un premier état des lieux
Lors des questions diverses, Patrice Gouadec, conseiller délégué à la prévention et à la sécurité, a présenté un premier point sur la sécurité des établissements recevant du public. Le recensement mentionné porte sur 44 établissements, dont 15 appartenant à la commune et 3 suivis dans le cadre des ERP.
Les vérifications périodiques font partie des sujets observés. Les installations électriques sont suivies par Dekra, tandis que les ventilations mécaniques et les chaudières appellent davantage de vigilance, notamment en raison de suivis inégaux ou d’entretiens non réalisés en 2025.
Un accident récent d’un jeune conducteur rue de Pont Lorois a aussi été signalé pendant la séance, sans décision immédiate mentionnée dans le procès-verbal.
Finances, convocations et transparence : les réponses apportées
La commune a présenté l’utilisation d’idelibre, outil développé par le syndicat mixte Mégalis Bretagne pour gérer les convocations des élus. Le directeur général des services en a expliqué brièvement le fonctionnement pendant la séance.
Yvan Conguisti a interrogé la majorité sur l’enregistrement des conseils municipaux, au regard de sujets qu’il estimait non retranscrits dans le précédent procès-verbal. La réponse indique que les modalités juridiques seront étudiées, notamment au regard des recommandations de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Céline Leroc a demandé si des courriers alertant sur les finances communales pouvaient être consultés par le conseil. Le maire a répondu qu’il avait évoqué une rencontre avec les services des finances publiques, et non l’existence de courriers, de sorte qu’aucun document de ce type n’était à transmettre.
Le débat d’orientations budgétaires est en préparation par les services municipaux. Il doit être présenté à la prochaine commission finances, puis au conseil municipal. Enfin, sur l’éventuel retour d’agents de nuit, le maire a indiqué ne pas souhaiter revenir sur la suppression des veilleurs de nuit, qu’il rattache à une décision de la précédente mandature et à des choix d’équilibre financier.
