Le label APicité et la protection des pollinisateurs
Guérande a approuvé la signature de la convention liée au label APicité, qui distingue les communes engagées pour les abeilles et les pollinisateurs. La Ville dispose de deux « abeilles » dans ce label et affiche l’objectif d’obtenir le troisième niveau selon les critères de l'Union Nationale de l'Apiculture Française.
Le maire a détaillé plusieurs actions déjà engagées. Cinq pièges contre le frelon asiatique ont été installés dans les vergers communaux, en lien avec CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo. Comprendre le rôle du conseil intercommunal permet de mieux saisir comment ces structures gèrent ces problématiques environnementales à l'échelle du territoire.
Une étude sur la qualité des prairies communales a par ailleurs été réalisée par Semence Nature, avec un plan d’action prévu à partir de 2026. La délibération sur APicité a été adoptée à l’unanimité des suffrages exprimés après une présentation détaillée au sein du conseil municipal.
Deux sites communaux protégés sur le long terme
Le conseil municipal a ensuite validé la mise en œuvre d’obligations réelles environnementales avec le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. Ce dispositif permet d’attacher à un terrain des engagements de protection de l’environnement sur une très longue durée, même si le propriétaire change.
Les deux sites concernés sont le site de Sandun et le parc de la Fontaine. Ils représentent ensemble 1,51 hectare et seront engagés pour 99 ans dans ce cadre de protection. Ces décisions liées au foncier communal témoignent d'une volonté de figer la vocation naturelle de certaines parcelles.
Un débat sur l’extension possible du dispositif
Alain Le Gentil a salué l’initiative, tout en souhaitant qu’elle soit élargie à d’autres sites communaux, en s’appuyant notamment sur l’inventaire du patrimoine foncier non bâti et l’atlas de la biodiversité réalisé en 2023 conformément aux outils du ministère de la Transition écologique. En tant que représentant de l'opposition municipale, il a aussi interrogé la cohérence entre la préservation du lapin de garenne et le maintien du droit de chasse sur ces sites.
Jacques Guiheneuf a répondu que protéger une espèce ne signifiait pas empêcher toute régulation, notamment lorsque la population d’une espèce pose problème. Le maire a insisté sur le caractère positif de ces deux premiers sites protégés et a indiqué que d’autres obligations environnementales pourraient être envisagées.
