À Garges-lès-Gonesse, une nouvelle commission de sûreté doit améliorer la coordination autour de douze copropriétés fragiles. Le dispositif s’inscrit dans l’Opération de requalification des copropriétés dégradées de droit commun (ORCOD-DC), menée avec la Agence nationale de l’habitat, l’État, la Région et les représentants des copropriétés.
Un suivi organisé selon trois niveaux
Le périmètre opérationnel concerne 464 logements, notamment dans les résidences Edelweiss, Petit Rosne, Magnolias et Garges Ouest. Le périmètre post-opérationnel regroupe 1 035 logements aux Mouettes, aux Vergers, à Indochine et dans la résidence Fabien. Enfin, 409 logements sont placés sous vigilance aux Floralies, aux Roches Corail, aux Roches Opales et aux Abeilles. La convention couvre la période 2024-2034.
La commission se réunira deux fois par an avec la police nationale, la police municipale, les gestionnaires et conseils syndicaux, les opérateurs de l’ORCOD-DC et le service départemental d’incendie et de secours. Elle devra faire remonter les difficultés rencontrées dans les résidences, coordonner les interventions et anticiper les besoins de sécurité dans les futurs travaux. Cette organisation complète les actions de requalification présentées dans l’article consacré à la reconstruction du groupe scolaire Romain Rolland.
Prévenir les risques, mais aussi les trafics
Les interventions viseront les squats, les trafics, les incivilités et l’exploitation de logements par des marchands de sommeil. La prévention incendie constitue un autre axe important, notamment lorsque la mauvaise gestion des déchets augmente les risques dans les parties communes. Le suivi doit aussi éviter qu’une résidence ne retombe dans les difficultés après un plan de sauvegarde.
« L’objectif est de tout mettre en œuvre pour empêcher les marchands de sommeil d’exploiter la misère humaine ». Le maire
Le débat a toutefois mis en évidence les limites du dispositif. La lutte contre les marchands de sommeil est annoncée comme un objectif, alors que la convention porte principalement sur la sécurité et la sûreté. Le maire a reconnu que le phénomène restait trop répandu et estimé que les moyens devraient être fortement renforcés. La création de la commission a été approuvée à l’unanimité des 42 élus. Pour comprendre le rôle de l’assemblée qui a adopté cette mesure, voir notre guide sur le conseil municipal.
