Un vote pour arrêter les comptes de l'année 2025
Les élus de Carentoir ont validé les comptes financiers uniques 2025 du budget principal et de quatre budgets annexes : assainissement collectif, lotissement Bel Orient, lotissement les Pommiers et maison de santé pluridisciplinaire, aussi appelée Village santé. Le compte financier unique est le document qui remplace progressivement deux anciens documents comptables : il rassemble les comptes de la commune et ceux du comptable public pour donner une vision plus lisible de l'année écoulée au sein du conseil municipal.
Pour le budget principal, l'année 2025 se termine avec un excédent de fonctionnement de 976 245,18 €. Cette marge permet d'alimenter l'investissement, c'est-à-dire les dépenses destinées aux équipements, aux travaux ou aux aménagements durables. En investissement, le résultat de clôture reste positif à 152 617,63 €, mais les restes à réaliser conduisent à un résultat cumulé de 93 168,06 €.
Chiffres clés 2025
976 245,18 € d'excédent de fonctionnement pour le budget principal
Dette du budget principal : 900 000 €, soit 281 € par habitant, contre 650 € par habitant pour les communes morbihannaises comparables citées en séance.
Assainissement : 283 259,82 € de résultat cumulé. Bel Orient : 346 742,58 €. Les Pommiers : 12 516,24 €. Maison de santé : résultat cumulé négatif de 110 751,05 €.
Des budgets annexes aux situations différentes
Le service d'assainissement collectif affiche un résultat cumulé positif de 283 259,82 €, malgré un déficit d'investissement sur l'exercice 2025. Les lotissements Bel Orient et les Pommiers conservent eux aussi des résultats cumulés excédentaires, respectivement 346 742,58 € et 12 516,24 €, avec peu ou pas de mouvements sur l'année pour les Pommiers.
La maison de santé présente une situation plus tendue : le fonctionnement est déficitaire, avec un déficit de 36 502,97 €, et le résultat cumulé est négatif. Le maire a expliqué en séance que cette situation est liée au calendrier d'arrivée des professionnels de santé, installés sur site seulement en mars 2026 ; les loyers doivent donc commencer à alimenter le budget en 2026, année où la commune a d'ailleurs décidé de maintenir ses taux d'imposition.
Une dette présentée comme maîtrisée
Lors de la présentation générale, plusieurs indicateurs financiers ont été commentés. Le ratio d'autofinancement courant, la rigidité des charges et la capacité de remboursement de la dette s'améliorent par rapport à 2024. Selon les chiffres présentés, la commune n'aurait pas besoin d'une année complète de capacité d'autofinancement pour rembourser le capital restant dû du budget principal, un point crucial avant d'engager le budget 2026 qui ciblera la voirie et les services.
