Une inquiétude sur la rentrée prochaine
Le conseil municipal a adopté un vœu pour défendre les moyens du collège public de Cancale. Selon le texte, l’établissement compte depuis la rentrée 2025 seize classes, soit quatre par niveau, pour un total de 385 élèves.
Les services de l’Éducation nationale envisageraient une organisation à quatorze classes à la rentrée suivante. Pour les élus, cette réduction de deux classes pourrait dégrader les conditions d’enseignement, avec des groupes plus chargés et moins de souplesse pédagogique au sein du système éducatif secondaire.
Effectifs et organisation évoqués
Situation actuelle : 16 classes et 385 élèves. Projection contestée : 14 classes. Demande du conseil municipal : maintien d’au moins 15 classes.
Des prévisions jugées à consolider
Le vœu municipal conteste notamment certaines hypothèses d’effectifs, en particulier pour le niveau de 4e. La projection mentionne 77 élèves en 6e, 97 en 5e, 85 en 4e et environ 92 en 3e, mais la commune estime que ces chiffres doivent être réévalués à partir de données actualisées. Cette inquiétude sur la gestion des structures scolaires intervient dans un contexte de répartition complexe des compétences entre l’État et les collectivités locales.
Les élus soulignent aussi que Cancale continue de gagner des habitants et que le secteur du Clos Nogain devrait entraîner, à court et moyen terme, une hausse des effectifs scolaires. Une réduction trop rapide de la capacité d’accueil du collège pourrait donc devenir difficile à corriger.
Un vœu transmis aux autorités
Le conseil municipal demande le maintien de 15 classes au minimum, le temps de vérifier les effectifs réels. Il apporte aussi son soutien à la communauté éducative, c’est-à-dire la direction, les enseignants, les personnels et les familles mobilisés. Cette position rejoint la volonté de préserver la qualité des services publics, tout comme la ville veille par ailleurs sur les taux des impôts locaux pour ses administrés.
Le maire est chargé de transmettre le vœu aux autorités académiques et à l’autorité préfectorale, et de solliciter un réexamen de la dotation en moyens du collège. Marcel Le Moal a également souhaité que le texte soit envoyé à l’Association des Maires de France.
