Le conseil intercommunal de Saint-Lô Agglo du 15 avril 2026 a pris la forme d’une grande séance d’installation institutionnelle. Après le renouvellement de l’assemblée communautaire, les élus ont désigné de nombreux représentants dans les syndicats, commissions et organismes appelés à suivre des dossiers concrets pour le territoire : déchets, eau, numérique, sécurité, urbanisme, commande publique ou encore services publics locaux. Cette étape est cruciale car ces instances pilotent les services publics régis par le Code général des collectivités territoriales.
Des représentations pour les grands services du territoire
Plusieurs décisions concernent directement le cadre de vie des habitants. L’agglomération a renouvelé ses délégués au syndicat du Point Fort pour le traitement des déchets, au SDeau50 pour l’eau potable, au syndicat mixte de la Vire et au SAGE Côtiers Ouest Cotentin pour la gestion de l’eau. Elle a aussi complété le conseil d’exploitation de la régie d’assainissement collectif. Sur la sécurité, Fabrice Lemazurier et Emmanuelle Lejeune représenteront l’agglomération auprès du SDIS de la Manche, avec un débat très concret sur la localisation des réserves incendie.
Participation, accessibilité et prévention
Le conseil a également installé des outils de dialogue avec le territoire. Le conseil de développement comptera 60 membres répartis en trois collèges, afin d’associer habitants, acteurs économiques, associations et élus municipaux non communautaires aux réflexions de l’agglomération. Une commission intercommunale pour l’accessibilité a aussi été créée pour suivre les obstacles rencontrés par les personnes handicapées, âgées ou à mobilité réduite. En matière de sécurité, le conseil intercommunal de prévention de la délinquance est réinstallé avec dix titulaires et dix suppléants.
Règles internes, finances et fonctionnement démocratique
Une autre partie de la séance a porté sur le fonctionnement du nouveau mandat. Les indemnités des élus ont été fixées, avec une adoption à la majorité après un échange sur l’enveloppe globale. Le règlement intérieur a été adopté à l’unanimité, en portant à 40 minutes le temps possible pour les questions diverses, avec une limite de cinq minutes par conseiller et par thématique. Les élus ont aussi encadré la formation des conseillers communautaires, les remboursements de frais de déplacement, les lieux possibles de réunion du conseil et du bureau, ainsi que les commissions chargées de la commande publique, du contrôle financier, des services publics locaux et de l’évaluation des charges transférées.
Au-delà de la liste des désignations, cette séance fixe donc l’architecture de travail de Saint-Lô Agglo pour les prochaines années en s'appuyant sur le conseil intercommunal pour la gestion des services de proximité. Les décisions prises ne lancent pas toutes de nouveaux projets visibles immédiatement, mais elles déterminent qui suivra les dossiers, comment les services seront contrôlés et de quelle manière les communes, les usagers et certains acteurs du territoire seront associés aux politiques intercommunales.
