Une marge de manœuvre presque épuisée
Le budget 2026 s’annonce comme un exercice particulièrement serré pour la communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d’Auge. L’alerte principale porte sur l’épargne nette du budget principal, c’est-à-dire la capacité restante pour financer les projets une fois les dépenses courantes et la dette prises en compte. Elle resterait positive, mais à un niveau très réduit, ce qui interroge sur la stratégie de financement des projets locaux à court terme.
Une perte fiscale durable à absorber
La collectivité doit intégrer une baisse de recettes liée à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Le rapport présenté retient une perte durable de 260 000 euros par rapport aux prévisions, en raison de corrections intervenues dans les données fiscales de l’État, notamment via l’outil de déclaration des biens immobiliers. Cette situation rappelle que ce n'est pas toujours la collectivité qui décide des impôts locaux de manière totalement autonome.
Cette baisse intervient alors que plusieurs charges progressent, notamment sur les retraites des agents publics et certains postes de fonctionnement. Les élus ont indiqué que les prochains exercices poseront un choix politique clair : réduire des dépenses, trouver de nouvelles recettes, ou combiner les deux leviers. En parallèle, certains services comme la restauration scolaire bénéficient désormais d'un budget annexe pour améliorer la lisibilité des coûts.
Des économies déjà prévues
Pour préparer le budget, les services ont été invités à réduire les dépenses courantes hors masse salariale, avec un objectif de baisse de 10 %. Le projet présenté fait apparaître 367 000 euros d’économies sur les charges à caractère général, 90 000 euros sur les charges de gestion courante et la suppression budgétaire de 2,5 équivalents temps plein non pourvus. Cette rigueur s'applique conformément aux principes de gestion du budget local, alors que le centre aqualudique représente désormais une charge en année pleine dans les comptes intercommunaux.
