Un débat préalable au vote du budget
Le conseil municipal a pris acte des orientations budgétaires 2026, étape obligatoire avant le vote du budget prévu en février. À ce stade, les élus ne votent pas encore les crédits définitifs : ils examinent la trajectoire financière de la commune et les priorités qui guideront les dépenses et les recettes de l’année.
Le contexte reste incertain, puisque la loi de finances 2026 n’avait pas encore été adoptée au moment de la séance. Cette situation peut peser sur les prévisions des communes, notamment pour les dotations de l’État ou certaines recettes attendues, un enjeu majeur pour le financement des projets locaux en France.
Autofinancement et grands projets en discussion
Michel KINN a souligné une hausse des dépenses de fonctionnement liées à la gestion des services, estimée à 3,9 %, alors que les recettes stagnent. Selon lui, cette évolution réduit l’autofinancement brut d’environ 250 000 € et pose la question du financement des grands projets, une fois les équipements courants pris en compte.
Le maire et Jean BARREAU ont répondu en mettant en avant le désendettement de la commune, évalué à environ 3 millions d’euros sur le mandat, ainsi que des emprunts appelés à s’éteindre en 2028. Leur argument est que la baisse de la charge de la dette redonne des marges pour recourir à l’emprunt afin de financer les investissements futurs, une stratégie souvent débattue au sein du conseil municipal.
Espaces verts, Prés Neufs et assainissement
Une ligne de 10 000 € a été ajoutée pour l’inventaire des Prés Neufs, à la suite de la demande d’arrêté de biotope. Une subvention a été demandée au Fonds vert, dispositif public destiné à soutenir des projets environnementaux, et une partie du coût devrait être prise en charge.
Les dépenses liées aux espaces verts progressent de 164 450 € à 193 900 €. Cette hausse s’explique notamment par une nouvelle répartition entre la commune et l’intercommunalité, qui conduit à classer davantage de travaux dans les espaces verts comme la gestion différenciée des tontes et des prairies ; l’entretien des chemins ruraux et des bassins d’orage représente à lui seul 20 000 €.
Le budget de l’assainissement a également été évoqué dans les échanges, en lien avec les choix d’investissement et les besoins futurs de la collectivité, alors qu'un nouveau règlement d'assainissement collectif vient d'être adopté.
