Une trajectoire financière jugée solide par la majorité
Le conseil municipal a tenu son débat d’orientations budgétaires, étape obligatoire avant le vote du budget primitif prévu le 9 mars. Ce débat ne fixe pas encore les crédits définitifs, mais il donne aux habitants une lecture des choix financiers qui guideront l’année 2026, conformément aux obligations du code général des collectivités territoriales.
La majorité a présenté une situation financière qualifiée de solide, avec une épargne maintenue et un désendettement poursuivi depuis 2020. Selon les éléments exposés en séance, la Ville a financé en 2025 ses dépenses d’équipement sans nouvel emprunt, grâce aux subventions et à l’autofinancement, un mécanisme clé du financement des projets locaux.
Repères budgétaires
5,4 M€ d’équipement en 2025
La Ville prévoit aussi 4,1 M€ d’emprunt en 2026 pour financer de grands projets, avec une capacité de désendettement annoncée sous trois ans.
Des investissements lourds déjà engagés
Plusieurs projets structurants vont se poursuivre en 2026. Le rapport cite notamment la création du quatrième groupe scolaire, illustrant la question de qui gère les écoles, la rénovation énergétique de l’Hôtel de Ville, les travaux sur les équipements sportifs de Ker Lann, le réaménagement de cours d’école, dont celle de Jacques Prévert, ainsi que la finalisation des études de la zone d’aménagement multisites.
La Ville annonce aussi la poursuite d’opérations plus ciblées : remplacement du foyer football, schéma directeur immobilier énergétique, travaux liés à Rennes Métropole place de Bretagne, remplacement des jeux du parc Surcouf et mise en place de dispositifs de contrôle d’accès dans les équipements sportifs sous la surveillance de la protection des données.
Un débat vif sur les marges du prochain mandat
L’opposition a contesté la lecture de la majorité en pointant une hausse des dépenses de fonctionnement, le recours à la fiscalité durant le mandat et les coûts futurs du quatrième groupe scolaire, de la piscine de la Conterie et de la zone d’aménagement multisites. Elle estime que les années à venir seront contraintes par des projets déjà engagés et par un recours à l’emprunt devenu inévitable.
La majorité a répondu que la baisse de la dette, la maîtrise des consommations d’énergie et la recherche de subventions montraient une gestion responsable. Elle a aussi défendu les choix de services publics, notamment dans l’éducation, la transition écologique, l’action sociale, la culture et le cadre de vie. Le conseil a pris acte que le débat avait bien eu lieu.
