Le conseil municipal de Bruz a donné une lecture large des priorités communales : préparer le budget 2026, accompagner l’évolution de Ker Lann, maintenir les services aux familles, ajuster les marchés publics et engager un travail intercommunal sur la biodiversité. Plusieurs votes ont été adoptés à l’unanimité, tandis que certains dossiers structurants, comme Ker Lann et l’atlas de la biodiversité, ont suscité des abstentions.
Des finances suivies avant les grands investissements
Le débat d’orientations budgétaires a présenté la trajectoire financière de la Ville avant le vote du budget primitif prévu le 9 mars. La majorité a mis en avant une épargne maintenue, un désendettement depuis 2020 et des dépenses d’équipement 2025 financées sans nouvel emprunt grâce aux subventions et à l’autofinancement.
Les investissements annoncés pour 2026 concernent notamment le quatrième groupe scolaire, la rénovation énergétique de l’Hôtel de Ville, les équipements sportifs de Ker Lann, des cours d’école dont celle de Jacques Prévert, la zone d’aménagement multisites, le foyer football, la place de Bretagne, les jeux du parc Surcouf et le contrôle d’accès des équipements sportifs. L’opposition a alerté sur les charges futures, la dette et les effets des projets déjà engagés ; la majorité a défendu une gestion fondée sur la maîtrise des dépenses, les économies d’énergie et la recherche de financements.
Ker Lann avance avec logements, emplois et renaturation
Le conseil a émis un avis favorable au projet porté par Rennes Métropole sur la zone de Ker Lann, par 26 voix pour et 7 abstentions. Le dossier porte sur un secteur de 165 hectares et prévoit, notamment, une surface de plancher globale de 470 000 m², la poursuite des activités de formation et tertiaires au nord, ainsi qu’un quartier à dominante de logements familiaux au sud, avec 670 à 700 logements annoncés.
Le projet intègre aussi la renaturation du ruisseau du Mortrais, avec suppression de plans d’eau, recréation de zones humides et amélioration de la continuité écologique. Les échanges ont porté sur la densité, les mobilités, le stationnement, les accès routiers, les commerces de proximité et l’équilibre entre logements et activités économiques. On peut retrouver plus de détails sur l'évolution de ce nouveau quartier entre logements et emplois.
Écoles, restauration et logements temporaires
Pour les enfants et les familles, la Ville a approuvé un avenant avec l’IME Le Triskell afin de mettre une deuxième salle à disposition de l’unité d’enseignement externalisée à l’école du Vert Buisson. Le partenariat avec la Maison de la Consommation et de l’Environnement est reconduit pour accompagner la cuisine centrale en 2026, avec 12,5 jours d’appui prévus pour un coût prévisionnel de 6 062,50 €.
Le conseil a aussi validé une convention avec la Caisse d’allocations familiales pour encadrer la transmission de données utiles au recensement des enfants soumis à l’obligation scolaire et au suivi de l’assiduité. Côté action sociale, les élus ont fixé à l’unanimité les tarifs des logements communaux temporaires de types T0, T1 et T6 confiés au centre communal d’action sociale, sans modifier les tarifs déjà appliqués aux T2, T3, T4 et T5.
Équipements publics, culture et biodiversité
La commune a renouvelé son marché d’entretien des espaces verts et naturels, réservé à l’insertion par l’activité économique, avec l’entreprise SCOP SAS AJIENVIRONNEMENT. Elle a aussi approuvé 27 984,71 € d’ajustements sur plusieurs lots du chantier de rénovation thermique de l’Hôtel de Ville, une servitude gratuite avec Rennes Métropole pour des réseaux au complexe sportif Siméon Belliard, et la prolongation d’un outil de contrôle d’accès pour les installations sportives de Ker Lann jusqu’au 31 mars 2026.
En matière culturelle, deux fresques participatives recevront des dotations : 11 900 € au maximum pour Dino VOODOO, près de la gare, et 3 100 € au maximum pour l’association L’Escale. Sur l’environnement, Bruz a approuvé une entente avec Laillé, Orgères et Pont-Péan pour créer un atlas intercommunal de la biodiversité, avec Bruz comme cheffe de file, un budget global annoncé de 489 000 € sur trois ans et un reste à charge estimé à 23 000 € pour la commune après subventions. La Ville a également validé la poursuite du partenariat avec la LPO Bretagne pour des actions locales en 2026.
Une motion sur l’autonomie communale
Au-delà des dossiers opérationnels, les élus ont adopté à l’unanimité une motion de soutien à l’Association des Maires de France. Le texte défend la libre administration des communes, leur autonomie financière et fiscale, ainsi que la possibilité d’adapter certaines règles nationales aux réalités locales. Le débat a aussi abordé la place de Bruz dans Rennes Métropole et les différences entre conseil municipal et conseil intercommunal pour faire entendre ses priorités.
