La médiathèque et l’espace Lino Ventura avaient chacun été estimés à 4 millions d’euros au départ. Le financement de ces deux équipements pèse sur les autres investissements d’Avrillé : selon Philippe Bolo, il retarde le programme de transition énergétique et de sobriété, dit TESE.
Des hausses liées aux coûts et aux choix de conception
Les éléments évoqués en conseil font état d’une hausse de 60 % de la maîtrise d’œuvre de la médiathèque. Les coûts associés à la guerre en Ukraine ont augmenté de 20 %, tandis que les autres postes ont connu une hausse de 38 %. Ces évolutions ne décrivent pas une hausse uniforme de l’ensemble des budgets : elles concernent des postes et des facteurs distincts.
Philippe Bolo a notamment mis en cause des choix architecturaux, le contexte international et les retards de conduite des projets. Marc de Singly, qui défendait les investissements de la précédente majorité, a rappelé la hausse du prix de l’énergie et des matériaux. Les travaux de la médiathèque ont commencé peu avant les élections municipales de mars 2026 ; ceux de Lino Ventura n’ont pas encore débuté.
Le financement reporte d’autres opérations
Pour Philippe Bolo, mobiliser des emprunts sur une longue période pour ces deux équipements retarde le programme TESE. La question rejoint les arbitrages inscrits au budget supplémentaire 2026 et les marges que la Ville dégage dans ses comptes 2025. Les collectivités peuvent aussi mobiliser différentes ressources pour leurs projets, comme l’explique notre guide sur le financement des projets locaux.
Le conseil municipal a adopté à l’unanimité la révision des autorisations de programme et des crédits de paiement, qui actualise le calendrier financier de ces opérations. Le débat a opposé deux visions : anticiper les besoins d’une ville en croissance et l’accès à la culture, ou préserver des marges pour d’autres investissements.